DCG 2024 UE 6 Finance d’entreprise : sujet et corrigé

DCG 2024 UE 6 Finance d’entreprise : sujet et corrigé - Max Compta

DCG 2024 UE 6 Finance d’entreprise : sujet et corrigé

Par Max Compta - Correcteur DCG & expert-comptable mémorialiste

Le sujet de l’UE 6 Finance d’entreprise du DCG 2024 comptait 4 dossiers : analyse des tableaux de flux, analyse du risque et de la rentabilité, projet d’investissement et de financement et marché obligataire.

Vous trouverez ici le sujet officiel en PDF et une proposition de corrigé Max Compta, question par question, alignée sur les éléments indicatifs du corrigé officiel du CRCF. L’épreuve durait 3 heures, coefficient 1.

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Sous chaque question, ce corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 6 où la notion est traitée. Vous savez tout de suite quoi revoir, question par question, sans chercher dans votre cours. Extrait gratuit de la fiche UE 6.

Avant de lire
  • Ce document n’est pas le corrigé officiel. Il propose une réponse complète, avec le détail des calculs et des exemples de commentaires.
  • Le sujet fixe un taux d’impôt sur les sociétés de 25 % (dossiers 2 et 3) et demande d’arrondir les montants à l’euro le plus proche dans les dossiers 2 et 3.
  • Les hypothèses retenues sont signalées, comme le demande l’avertissement du sujet.
  • Barème du sujet : Dossier 1 sur 6,5 points, dossier 2 sur 4,5 points, dossier 3 sur 6,5 points, dossier 4 sur 2,5 points.

Dossier 1. Analyse des tableaux de flux (6,5 points)

1.1. Préciser en quoi l’EBE est un indicateur pertinent pour le diagnostic et le calculer pour 2023.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les soldes intermédiaires de gestion › Calcul des différents SIG

Pourquoi l’EBE est pertinent

L’EBE mesure la trésorerie que l’exploitation peut dégager. C’est un flux potentiel : Il ne retient que des produits encaissables et des charges décaissables, sans tenir compte des dates de paiement.

Il juge la performance industrielle et commerciale de l’entreprise, c’est-à-dire son cœur de métier. Il ne dépend ni de la façon dont l’entreprise se finance, puisque les intérêts n’y figurent pas, ni de sa politique d’amortissement.

Calcul pour 2023

Élément 2023 (€)
Production vendue 2 845 394
+ Production stockée +69 125
= Production de l’exercice 2 914 519
− Achats de matières premières et autres approvisionnements −707 047
− Variation des stocks de matières premières et approvisionnements −23 099
− Autres achats et charges externes −1 026 972
= Valeur ajoutée (consommations en provenance des tiers : 1 757 118) 1 157 401
+ Subventions d’exploitation +9 083
− Impôts, taxes et versements assimilés −31 302
− Salaires et traitements −696 267
− Charges sociales −353 324
= EBE 2023 85 591

1.2. Expliquer pourquoi le suivi de l’évolution du BFRE est essentiel pour BATI CONSTRUCTION.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Le bilan fonctionnel et son analyse › Le BFR

La variation du BFRE fait le lien entre l’EBE, flux potentiel, et l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE), flux réel. Elle traduit les décalages entre les opérations et leur paiement. La suivre permet de repérer un effet de ciseaux.

Le BFRE est un besoin qu’il faut financer. Quand il augmente, le FRNG doit augmenter d’autant. À défaut, c’est la trésorerie qui paie : Les disponibilités baissent ou les concours bancaires courants augmentent. L’entreprise peut alors avoir du mal à faire face à ses échéances.

BATI CONSTRUCTION voit sa trésorerie baisser fortement. Elle a aussi accordé des délais de paiement supplémentaires à ses clients pour résister à l’arrivée de concurrents. Suivre le BFRE lui permet de mesurer ce que ces délais coûtent en trésorerie.

1.3. Compléter le tableau de flux de trésorerie 2023 (annexe A à rendre avec la copie).

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Le tableau de flux de trésorerie

Le flux lié à l’activité part ici de l’EBE, dans le prolongement des questions 1.1 et 1.2. Les VMP sont facilement négociables (document 4) : Elles font partie de la trésorerie.

Annexe A. Tableau de flux de trésorerie 2023 Montant (€)
EBE (question 1.1) 85 591
− Variation du BFRE (a) −322 565
= ETE −236 974
+ Autres produits − autres charges d’exploitation (0 − 2 171) −2 171
= Flux de trésorerie lié à l’exploitation −239 145
+ Produits financiers encaissables +3 841
− Charges financières décaissables −2 767
+ Produits exceptionnels encaissables, hors produits de cession +4 264
− Charges exceptionnelles décaissables −4 242
− Impôt sur les bénéfices −4 944
− Variation du BFR hors exploitation lié à l’activité (b) +10 249
= FNT lié à l’activité (A) −232 744
− Acquisitions d’immobilisations (document 5) −151 418
+ Cessions d’immobilisations (document 5) +17 500
+ Réductions d’immobilisations financières 0
= FNT lié aux opérations d’investissement (B) −133 918
− Dividendes versés (c) 0
+ Augmentation de capital en numéraire 0
+ Subventions d’investissement reçues 0
+ Augmentations des dettes financières (document 5) +181 777
− Remboursements des dettes financières (document 5) −85 238
− Variation du BFR lié au financement 0
= FNT lié aux opérations de financement (C) 96 539
Variation de la trésorerie (A + B + C) −270 123
Trésorerie à l’ouverture (516 067 − 40 739) 475 328
Trésorerie à la clôture (88 927 + 177 996 − 61 718) 205 205

Contrôle : 205 205 − 475 328 = −270 123 €, soit bien A + B + C.

(a) Variation du BFRE, en valeurs brutes

Élément 2023 2022 Variation
Stocks de matières premières 0 23 099 −23 099
En-cours de production de services 270 175 201 050 +69 125
Avances et acomptes versés 5 770 0 +5 770
Clients et comptes rattachés 1 212 193 964 743 +247 450
Écart de conversion actif (clients, document 4) 1 000 0 +1 000
Autres créances d’exploitation 1 104 626 +478
Charges constatées d’avance 24 159 32 602 −8 443
= Actif circulant d’exploitation 1 514 401 1 222 120 +292 281
Avances et acomptes reçus 2 300 0 +2 300
Dettes fournisseurs 658 814 705 790 −46 976
Dettes fiscales et sociales 467 050 460 308 +6 742
Autres dettes d’exploitation 12 766 5 116 +7 650
= Dettes d’exploitation 1 140 930 1 171 214 −30 284

Variation du BFRE = 292 281 − (−30 284) = 322 565 €

(b) Variation du BFR hors exploitation lié à l’activité

Élément 2023 2022
Créances diverses 160 513 156 825
− Autres dettes −30 000 −15 600
− Intérêts courus sur emprunts −1 070 −1 533
= BFR hors exploitation lié à l’activité 129 443 139 692

Ce besoin diminue de 10 249 € : La baisse libère de la trésorerie, d’où le signe + dans l’annexe A.

(c) Financement

Le capital n’a pas changé et le résultat 2022 (61 450 €) a été entièrement porté en autres réserves (468 625 − 407 175) : Aucun dividende ni apport en 2023.

Autre méthode : Partir de la CAF du document 5

On ajoute aux postes d’exploitation les créances diverses, les autres dettes et les intérêts courus.

Élément 2023 2022 Variation
Actif circulant lié à l’activité 1 674 914 1 378 945 +295 969
Dettes liées à l’activité 1 172 000 1 188 347 −16 347

Variation du BFR lié à l’activité = 295 969 − (−16 347) = 312 316 €

FNT lié à l’activité = CAF − variation du BFR lié à l’activité = 79 572 − 312 316 = −232 744 €

Toute autre méthode cohérente est valorisée, en particulier celle de l’OEC. Elle part de la marge brute d’autofinancement, 39 110 + 44 719 − 17 500 + 682 = 67 011 €, et retient les créances clients pour leur valeur nette (1 195 488 € et 960 599 €). La variation des dépréciations des clients (16 705 − 4 144 = 12 561 €) correspond en effet aux dotations sur actif circulant nettes des reprises (14 801 − 2 240). La variation du BFR lié à l’activité vaut alors 283 408 − (−16 347) = 299 755 €, et le flux lié à l’activité 67 011 − 299 755 = −232 744 €.

1.4. À l’aide de vos réponses aux questions précédentes ainsi que de l’ensemble des documents, réaliser un diagnostic financier permettant au directeur de comprendre l’évolution de la trésorerie.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Établir le diagnostic financier

Une activité qui consomme de la trésorerie

L’EBE reste positif, mais il est faible (85 591 €). Le flux de trésorerie lié à l’exploitation est pourtant très négatif (−239 145 €).

La cause : Le BFRE a fortement augmenté (+322 565 €). Les créances clients progressent de 247 450 € alors que le chiffre d’affaires recule (2 845 394 € contre 3 210 590 €). C’est la trace de l’allongement des délais de paiement accordés aux clients. Les en-cours de production augmentent eux aussi. Dans le même temps, les dettes fournisseurs diminuent, ce qui alourdit encore le BFRE.

Des investissements financés par la dette et la trésorerie

Avec un flux lié à l’activité de −232 744 €, l’entreprise ne peut pas financer ses acquisitions par son activité. Elle a pourtant continué d’investir (151 418 €). Elle s’est surtout appuyée sur de nouvelles dettes financières (181 777 €) et sur sa trésorerie, tout en remboursant une partie de ses emprunts (85 238 €).

Une trésorerie en baisse mais encore positive

Les ressources nouvelles n’ont pas suffi à couvrir la hausse du BFR. BATI CONSTRUCTION a donc puisé dans sa trésorerie active : Disponibilités et VMP baissent de près de 250 000 € (266 923 € contre 516 067 €). Elle a aussi davantage recours aux concours bancaires courants (61 718 € contre 40 739 €). La trésorerie nette tombe à 205 205 €, contre 475 328 € : Elle baisse, mais reste positive.

Conclusion

L’entreprise doit surveiller les composantes de son BFR et agir en priorité sur ses créances clients. Un suivi plus précis de ses chantiers et de ses clients s’impose. Financer le BFRE par la trésorerie a été possible en 2023, mais cette situation ne doit pas durer.

Une démarche différente, à partir de la CAF ou avec le tableau de l’OEC, est valorisée.

Dossier 2. Analyse du risque et de la rentabilité (4,5 points)

2.1. Calculer le risque d’exploitation de BRICK’AVENIR à l’aide du seuil de rentabilité d’exploitation et de l’indice de sécurité. Interpréter.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : L’analyse de la rentabilité et le risque d’exploitation › Le risque d’exploitation

Les dotations aux amortissements sont des charges fixes : Elles s’ajoutent aux charges fixes hors dotations.

Taux de marge sur coût variable = 753 600 / 2 512 000 = 30 %

Charges fixes = 477 000 + 185 000 = 662 000 €

Seuil de rentabilité d’exploitation = 662 000 / 0,30 = 2 206 667 €

Marge de sécurité = 2 512 000 − 2 206 667 = 305 333 €

Indice de sécurité = 305 333 / 2 512 000 = 0,12, soit 12 %

BRICK’AVENIR dégage un résultat d’exploitation positif à partir de 2 206 667 € de chiffre d’affaires. Son chiffre d’affaires pourrait baisser de 12 % avant qu’elle ne subisse une perte d’exploitation.

2.2. Proposer un autre indicateur et montrer sa pertinence dans la mesure du risque d’exploitation (aucun calcul n’est exigé).

Dans la fiche Max Compta UE 6 : L’analyse de la rentabilité et le risque d’exploitation › Le risque d’exploitation

Un seul indicateur est demandé. Trois choix conviennent :

  • Le levier opérationnel (ou levier d’exploitation) : Il mesure l’élasticité du résultat d’exploitation à une variation du chiffre d’affaires. Plus il est élevé, plus le risque d’exploitation est fort ;
  • Le point mort : Il situe dans l’année la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint. Plus cette date est tardive, plus le risque est fort ;
  • La marge de sécurité : Elle donne, en euros, la baisse de chiffre d’affaires que l’entreprise peut supporter avant de subir des pertes.

2.3. Définir la rentabilité économique et la calculer après IS pour BRICK’AVENIR.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : L’analyse de la rentabilité et le risque d’exploitation › La rentabilité

La rentabilité économique mesure le rendement des capitaux investis dans l’activité (actif économique ou capitaux employés). Elle ne dépend pas de la structure financière de l’entreprise.

Le sujet demande de retenir les capitaux propres hors résultat net : 600 000 − 49 950 = 550 050 €.

Rentabilité économique avant IS = résultat d’exploitation / (capitaux propres hors résultat net + dettes financières) = 91 600 / (550 050 + 500 000) = 8,72 %

Rentabilité économique après IS = 8,72 % × (1 − 25 %) = 6,54 %

Même résultat en partant du résultat d’exploitation net d’IS : 91 600 × 0,75 / 1 050 050 = 6,54 %.

2.4. Déterminer le taux d’intérêt des dettes financières. L’utiliser pour calculer la rentabilité financière.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : L’analyse de la rentabilité et le risque d’exploitation › La rentabilité

Taux d’intérêt des dettes financières = charges d’intérêts / dettes financières = 25 000 / 500 000 = 5 %

Taux d’intérêt après IS = 5 % × 0,75 = 3,75 %

La rentabilité financière se déduit de la rentabilité économique par l’effet de levier, avec D les dettes financières et K les capitaux propres hors résultat net.

Rf = Re après IS + D / K × (Re après IS − i après IS) = 6,54 % + 500 000 / 550 050 × (6,54 % − 3,75 %) = 9,08 %

On peut aussi partir de la rentabilité économique avant IS :

Rf = [Re + D / K × (Re − i)] × (1 − 25 %) = [8,72 % + 500 000 / 550 050 × (8,72 % − 5 %)] × 0,75 = 9,08 %

Vérification : résultat net / capitaux propres hors résultat = 49 950 / 550 050 = 9,08 %

2.5. Comparer avec la situation de BATI CONSTRUCTION et expliquer comment la rentabilité financière de BATI CONSTRUCTION pourrait être améliorée.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : L’analyse de la rentabilité et le risque d’exploitation › La rentabilité

Indicateur 2023 BATI CONSTRUCTION BRICK’AVENIR Secteur
Rentabilité économique après IS 2,06 % 6,54 % 4 %
Rentabilité financière 6,20 % 9,08 %

Les rentabilités de BATI CONSTRUCTION sont inférieures à celles de son concurrent. Sa rentabilité économique après IS est même sous la moyenne du secteur (2,06 % contre 4 %).

Elle dispose de deux leviers pour améliorer sa rentabilité financière :

  • Relever sa rentabilité économique, en rendant son exploitation plus rentable, par exemple avec du matériel plus performant ;
  • Accentuer l’effet de levier : Sa rentabilité financière dépasse déjà sa rentabilité économique, signe que l’endettement joue en sa faveur. Son taux d’endettement, 48 %, reste assez faible : Elle peut financer ses investissements par emprunt.

Dossier 3. Projet d’investissement et de financement (6,5 points)

3.1. Expliquer pourquoi la valeur actuelle nette (VAN) n’est pas ici un critère pertinent pour sélectionner le projet d'investissement. Montrer quel est le projet à retenir en justifiant votre réponse.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les critères financiers de choix › La VAN

La VAN mesure l’avantage absolu qu’un projet procure. Elle ne permet pas de comparer des projets dont la durée de vie ou le capital investi diffèrent. Ici, les deux pelles n’ont pas la même taille et ne coûtent pas le même prix (230 000 € contre 160 000 €).

Critère (document 7) Projet 1 Projet 2
Montant investi 230 000 € 160 000 €
VAN 8 000 € 7 780 €
TIR 5,8 % 6,5 %
Indice de profitabilité 1,01 1,04

Le projet 2 est à retenir :

  • Son TIR (6,5 %) dépasse le taux de rentabilité attendu par les actionnaires (5 %) et celui du projet 1 (5,8 %) ;
  • Son indice de profitabilité (1,04) est supérieur à 1 et à celui du projet 1 (1,01) : Chaque euro investi y rapporte davantage.

3.2. Citer deux avantages et deux inconvénients de financer le nouveau projet par une augmentation de capital pour la société BATI CONSTRUCTION.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Fonds propres et crédit-bail › Les fonds propres

Avantages Inconvénients
Crédibilité renforcée auprès des tiers, pour qui les capitaux propres sont une garantie Risque de dilution du pouvoir des associés en place
Capacité d’endettement future améliorée, puisque le ratio d’endettement baisse Dilution des dividendes futurs
Indépendance financière préservée Baisse possible du cours, si les actions sont cotées
Aucun remboursement à prévoir ensuite Pas d’effet de levier financier
Possibilité de rembourser des dettes financières antérieures

Deux avantages et deux inconvénients suffisent.

3.3. Expliquer pourquoi la CAF d’exploitation est intégrée dans le plan de financement, puis la calculer pour l’année 2025.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Le plan de financement

Le plan de financement vérifie que l’entreprise disposera des capitaux nécessaires à son projet. Avant de chercher des financements externes, il faut savoir ce qu’elle pourra financer par elle-même. La CAF est cette ressource interne : C’est pourquoi elle figure dans le plan.

Élément 2025 2026 2027
Chiffre d’affaires (130 000, puis +10 % en 2026) 130 000 143 000 143 000
− Charges variables (60 % du chiffre d’affaires) −78 000 −85 800 −85 800
= Marge sur coût variable 52 000 57 200 57 200
− Charges fixes hors amortissement −10 000 −10 000 −10 000
− Dotations aux amortissements (160 000 / 5) −32 000 −32 000 −32 000
= Résultat d’exploitation 10 000 15 200 15 200
− IS (25 %) −2 500 −3 800 −3 800
= Résultat d’exploitation net d’IS 7 500 11 400 11 400
+ Dotations aux amortissements +32 000 +32 000 +32 000
= CAF d’exploitation 39 500 43 400 43 400

La CAF d’exploitation 2025 s’élève à 39 500 €. Les colonnes 2026 et 2027 redonnent les 43 400 € du document 8.

3.4. Compléter le plan de financement (annexe B à rendre avec la copie). Commenter et proposer, si nécessaire, des solutions.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Le plan de financement

Calculs préalables

Emprunt de 60 000 € à 5 %, remboursé par amortissements constants sur 3 ans, première échéance le 31/12/2025.

Année Capital restant dû Intérêts (5 %) Amortissement Intérêts nets d’IS
2025 60 000 3 000 20 000 2 250
2026 40 000 2 000 20 000 1 500
2027 20 000 1 000 20 000 750

Le BFRE vaut 40 jours de chiffre d’affaires HT : 130 000 × 40 / 360 = 14 444 € pour 2025, et 143 000 × 40 / 360 = 15 889 € pour 2026 et 2027. Il se constitue dès le début de 2025, avec l’investissement. La hausse liée au chiffre d’affaires de 2026 est inscrite en 2026.

2025 2026 2027
Chiffre d’affaires HT 130 000 143 000 143 000
BFRE (40 jours de CA HT) 14 444 15 889 15 889
Variation du BFRE à financer 14 444 1 445 0

Annexe B. Plan de financement

Plan de financement 2025 2026 2027
Encaissements
CAF d’exploitation 39 500 43 400 43 400
Augmentation de capital (40 % × 160 000) 64 000
Emprunt 60 000
Total des encaissements 163 500 43 400 43 400
Décaissements
Investissement 160 000
Hausse du BFRE 14 444 1 445 0
Dividendes 2 000 2 500
Remboursement de l’emprunt 20 000 20 000 20 000
Intérêts nets d’IS 2 250 1 500 750
Total des décaissements 196 694 24 945 23 250
Encaissements − décaissements −33 194 18 455 20 150
Trésorerie initiale 20 000 −13 194 5 261
Trésorerie finale −13 194 5 261 25 411

Variante acceptée : Déduire les intérêts nets d’IS de la CAF. La CAF après financement externe vaut alors 37 250 €, 41 900 € et 42 650 €. Les totaux deviennent 161 250 € et 194 444 € en 2025, 41 900 € et 23 445 € en 2026, 42 650 € et 22 500 € en 2027. Les soldes annuels et la trésorerie finale ne changent pas.

Commentaire

La trésorerie du projet est négative fin 2025 (−13 194 €). Les ressources prévues, internes comme externes, ne couvrent pas tout l’investissement. Le décalage est d’autant plus gênant que la CAF se forme au fil de l’année, alors que l’investissement se paie dès le début de 2025.

La trésorerie redevient positive en 2026 (5 261 €) et se renforce en 2027 (25 411 €).

Solutions

  • Prévoir un financement à court terme pour la première année.
  • Affecter au projet une trésorerie initiale plus élevée.
  • Obtenir de la banque un premier remboursement plus tardif.

Toute réponse pertinente et rattachée au contexte est valorisée.

Dossier 4. Marché obligataire (2,5 points)

4.1. Indiquer deux avantages à placer les excédents de trésorerie dans des obligations au vu des placements actuels de la société.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les emprunts obligataires

Les VMP de BATI CONSTRUCTION sont surtout des actions. Placer les excédents en obligations présente plusieurs avantages :

  • Diversifier le portefeuille avec des titres bien moins risqués que les actions, ce qui réduit le risque de l’ensemble ;
  • Connaître ses revenus à l’avance : Le taux d’une obligation à taux fixe est connu, ce qui n’est pas le cas des revenus d’une action ;
  • Percevoir des revenus garantis, les intérêts, alors que ceux des actions sont aléatoires ;
  • Limiter le risque de perte en capital, plus faible qu’avec des actions.

Deux avantages suffisent.

4.2. Retrouver le coupon couru au 21/05/2024.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les emprunts obligataires

Le coupon couru se compte depuis le versement du coupon précédent, le 06/12/2023. L’année 2024 est bissextile : Février compte 29 jours et l’année 366.

Jours du 06/12/2023 au 21/05/2024 = 25 + 31 + 29 + 31 + 30 + 21 = 167 jours

On ajoute les 2 jours du délai de négociation : 167 + 2 = 169 jours.

Coupon couru = 5 % × 169 / 366 = 2,309 % du nominal

On retrouve le coupon couru de 2,309 % donné par le document 9.

Sont aussi acceptés : 166 jours si l’on ne compte pas le dernier jour (166 + 3 = 169), ou un calcul sur 168 jours (5 % × 168 / 366 = 2,296 %, 2,2951 % avant arrondi) ou sur 170 jours (2,322 %), selon le délai de livraison retenu et la prise en compte du dernier jour.

4.3. Indiquer le prix à payer pour l’achat de 100 obligations ONORA.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les emprunts obligataires

L’acheteur paie le cours, coté au pied du coupon, et le coupon couru.

Prix d’achat = 100 × 1 000 × (97 % + 2,309 %) = 99 309 €

4.4. Expliquer l’évolution du cours de l’obligation depuis la date d’émission.

Dans la fiche Max Compta UE 6 : Les emprunts obligataires

Le cours d’une obligation varie en sens inverse des taux d’intérêt du marché. L’obligation ONORA cote 97 % le 21/05/2024, sous sa valeur nominale et sous son prix d’émission (985 €) : Son cours a baissé.

Cette baisse s’explique par la hausse des taux d’intérêt sur le marché obligataire depuis l’émission. Un coupon de 5 % devient moins attractif face aux nouvelles émissions, et le prix du titre s’ajuste à la baisse.

Une dégradation de la situation financière de l’émetteur peut aussi faire baisser le cours.

Questions fréquentes

Où télécharger le sujet du DCG 2024 UE 6 ?

Le sujet officiel de l’UE 6 Finance d’entreprise du DCG 2024 se télécharge gratuitement sur cette page, en PDF, sans inscription. Il est reproduit tel que publié pour la session, précédé d’une page de garde Max Compta.

Existe-t-il un corrigé officiel du DCG 2024 UE 6 ?

Le CRCF établit des éléments indicatifs de corrigé, diffusés aux enseignants. Cette proposition de corrigé Max Compta les suit.

Combien de temps dure l’épreuve de l’UE 6 du DCG ?

En 2024, l’épreuve écrite de l’UE 6 Finance d’entreprise durait 3 heures, coefficient 1, d’après le sujet officiel.

Comment réviser l’UE 6 du DCG avec ce sujet ?

Traitez le sujet en temps limité, puis comparez votre copie au corrigé question par question. Sous chaque question, le corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 6 à revoir.

Fiche de révision DCG UE 6 Finance d’entreprise

Le cours de l’UE 6 en fiches synthétiques, avec les questions d’annales classées par chapitre. Extrait gratuit.

Voir la fiche UE 6

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