Les skills de Claude : automatiser une tâche mensuelle

Les skills de Claude : automatiser une tâche mensuelle - Max Compta

Les skills de Claude : automatiser une tâche mensuelle

Un skill est un dossier qui contient un fichier SKILL.md : des instructions écrites en clair, éventuellement accompagnées de scripts et de fichiers de référence. Claude le charge de lui-même quand la demande correspond, et l’ignore le reste du temps. C’est le mécanisme prévu pour une tâche qui revient à l’identique chaque mois.

La documentation officielle emploie le terme Agent Skills, laissé en anglais jusque dans sa version française. Le principe est simple, et c’est ce qui fait sa valeur : au lieu de recoller les mêmes consignes dans le chat tous les trente jours, elles sont écrites une fois dans un fichier que Claude relit tout seul.

Un skill Claude, c’est quoi exactement ?

La définition officielle tient en deux phrases : des capacités modulaires qui étendent les fonctionnalités de Claude, chaque skill regroupant des instructions, des métadonnées et des ressources optionnelles (scripts, modèles) que Claude utilise automatiquement lorsque c’est pertinent. Le point d’entrée obligatoire est un fichier nommé SKILL.md, en Markdown, avec un en-tête frontmatter YAML.

Deux champs seulement sont requis sur claude.ai et via l’API : name et description. Claude Code est plus souple : tous les champs de son frontmatter sont facultatifs, seule la description est recommandée, et le nom reprend par défaut celui du dossier. Le nom est limité à 64 caractères, en minuscules, chiffres et traits d’union, et ne peut pas contenir les mots réservés « anthropic » et « claude ». Tout le reste du dossier est facultatif :

  • des fichiers Markdown supplémentaires pour les détails, du type FORMS.md ou REFERENCE.md ;
  • des scripts exécutables, que Claude lance en bash sans charger leur code dans le contexte ;
  • des ressources : schémas de base, modèles de documents, exemples de sortie.

L’emplacement dépend de la surface. Dans Claude Code, l’outil en ligne de commande, un skill personnel se range dans ~/.claude/skills/nom-du-skill/SKILL.md et vaut pour tous les projets ; un skill de projet se range dans .claude/skills/ et ne vaut que pour ce dépôt. En cas de doublon de nom, le niveau entreprise l’emporte sur le personnel, puis sur le projet. Sur claude.ai, il n’y a pas de chemin disque : le dossier est compressé en ZIP, avec le dossier du skill à la racine de l’archive et non dans un sous-dossier, puis activé dans Customize > Skills.

Comment Claude décide de déclencher un skill ?

Le mécanisme porte un nom officiel : la divulgation progressive, ou progressive disclosure. Claude ne charge pas les skills en entier, il les découvre par étages.

Niveau Chargé quand Coût en tokens Contenu
Niveau 1 : métadonnées Toujours, au démarrage ~100 tokens par skill Les champs name et description du frontmatter
Niveau 2 : instructions Quand le skill est déclenché Moins de 5 000 tokens Le corps du fichier SKILL.md
Niveau 3 et suivants : ressources Selon les besoins Aucun avant l’accès Les fichiers joints, scripts inclus

La conséquence pratique commande tout le reste : la description est le seul texte que Claude voit en permanence. C’est à elle qu’il compare la demande. Un skill parfaitement rédigé avec une description floue ne partira jamais.

Les consignes officielles sur ce champ sont précises. Il faut écrire à la troisième personne, parce que la description est injectée dans le prompt système et qu’un point de vue incohérent perturbe la découverte. Il faut dire à la fois ce que fait le skill et quand l’utiliser, avec les mots-clés que l’utilisateur emploiera réellement : « Analyse les tableurs Excel, crée des tableaux croisés dynamiques, génère des graphiques. À utiliser pour analyser des fichiers Excel, des tableurs ou des fichiers .xlsx. » À l’inverse, « Aide avec les documents » et « Traite des données » sont cités comme contre-exemples.

Le déclenchement peut aussi être forcé

Dans Claude Code, un skill nommé revision-mensuelle s’appelle directement par /revision-mensuelle. Deux réglages de frontmatter complètent le tableau : disable-model-invocation : true empêche Claude de le charger de lui-même, user-invocable : false fait l’inverse. À noter aussi : les anciennes commandes personnalisées ont fusionné avec les skills.

Sur quels abonnements et quelles surfaces ?

Le centre d’aide officiel est net : les skills sont disponibles sur les formules Free, Pro, Max, Team et Enterprise, à condition que l’exécution de code soit activée. Une page de la documentation développeur affiche encore une liste sans la formule gratuite, dans une section consacrée au téléversement de skills personnalisés : pour claude.ai, c’est le centre d’aide qui fait autorité, parce qu’il traite spécifiquement de cette surface et de la création de skills. La fonction reste par ailleurs annoncée en bêta pour Claude Code et pour l’API passant par l’outil d’exécution de code. Claude Code, lui, est inclus dans les abonnements Pro, Max, Team et Enterprise.

Côté surfaces, les skills fonctionnent dans le chat claude.ai, dans l’application de bureau, dans Cowork, dans Claude Code, via l’API, ainsi que sur Claude Platform sur AWS et sur Microsoft Foundry. Deux réserves méritent d’être lues avant de se lancer. D’abord, les skills documentaires pré-installés (PowerPoint, Excel, Word, PDF) ne sont pas disponibles dans Claude Code. Ensuite, le piège le plus coûteux : les skills personnalisés ne se synchronisent pas entre les surfaces. Un skill déposé sur claude.ai n’existe pas dans l’API, et ceux de Claude Code vivent sur le disque.

Comment créer un skill sans écrire de code ?

Quatre parcours officiels coexistent, du plus assisté au plus manuel.

1. L’enregistrement d’écran. Le bouton « + » du composeur, puis « Record a skill », ou Customize > Skills puis « Add » et « Record your screen », lance une capture pendant laquelle la tâche est réalisée à la main. Claude en propose ensuite un skill, à conserver ou à jeter. Attention au périmètre : la fonction est annoncée sur Pro, Max et Team, dans Cowork sur Claude pour Mac, et pas dans le chat, pas sous Windows, pas sur Free ni Enterprise. Un avertissement accompagne la fonction : ne pas taper de mots de passe ni afficher d’informations sensibles pendant l’enregistrement.

2. Le répertoire officiel. Depuis « Customize », un annuaire unifié regroupe skills, connecteurs et plugins, avec installation en un clic. Les skills installés depuis ce répertoire sont toutefois en lecture seule.

3. Demander le skill à Claude. Les modèles Claude connaissent nativement le format d’un skill : ni prompt système particulier ni skill dédié ne sont nécessaires pour qu’ils en rédigent un. La marche à suivre documentée consiste à traiter la tâche une première fois en conversation normale, puis à demander d’en faire un skill en reprenant les schémas, conventions et règles fournis au passage. Dans Claude Code, le plugin skill-creator prend le relais sur l’évaluation : il stocke les cas de test dans un fichier du dossier du skill, lance chacun dans un sous-agent au contexte propre, et compare deux versions d’un même skill.

4. Le dossier à la main. Créer un dossier au nom du skill, y écrire SKILL.md, ajouter les fichiers utiles, compresser, activer.

Reste le contenu, et c’est là que la documentation est la plus utile. Le principe directeur est énoncé sans détour : la fenêtre de contexte est un bien commun. Claude est supposé déjà compétent, donc chaque paragraphe doit justifier son coût en tokens. Les règles à retenir :

  • garder le corps du SKILL.md sous 500 lignes, et déplacer le reste dans des fichiers séparés ;
  • maintenir les renvois à un seul niveau de profondeur depuis SKILL.md, sinon Claude risque de ne lire les fichiers que partiellement ;
  • ajouter un sommaire en tête de tout fichier de référence dépassant 100 lignes ;
  • employer un seul terme pour une même notion, du début à la fin ;
  • bannir les informations datées du type « avant août 2025, utilisez l’ancienne API » ;
  • écrire les chemins avec des barres obliques, y compris sous Windows, jamais des antislashs ;
  • ne pas proposer cinq outils au choix, mais un défaut et une porte de sortie ;
  • préférer un exemple concret d’entrée et de sortie à une longue explication.

La documentation ajoute une notion utile, les degrés de liberté : plus une opération est fragile, plus les instructions doivent être fermées. Là où plusieurs approches se valent, du texte suffit. Là où la moindre variation casse le résultat, il faut un script à lancer tel quel. L’image employée est celle du pont étroit au-dessus du vide, opposé au champ dégagé où tous les chemins mènent au but.

Transformer une tâche mensuelle en skill : la méthode

Cas typique : un fichier de contrôle à refaire chaque mois, avec les mêmes reprises de soldes et les mêmes rapprochements. Le réflexe naturel consiste à écrire le skill en premier. La méthode inverse fonctionne mieux, en trois temps.

Premier temps : donner l’historique. Les cinq versions de janvier à mai sont fournies telles quelles, avec la demande de produire juin par imitation. L’intérêt de cette étape n’est pas le résultat, c’est ce qu’elle révèle : les questions posées par Claude désignent exactement les endroits où la méthode n’était écrite nulle part et vivait dans la tête de celui qui la faisait.

Deuxième temps : dicter la méthode obtenue. Une fois juin produit et corrigé, la conversation contient la procédure complète. Elle se transpose dans SKILL.md sous forme d’étapes numérotées. Pour les enchaînements complexes, la documentation recommande une liste de contrôle que Claude recopie dans sa réponse et cochera au fur et à mesure.

Troisième temps : verrouiller ce qui est fragile. Les étapes où une erreur passe inaperçue méritent un script plutôt qu’une consigne. Le schéma conseillé pour les opérations lourdes ou destructrices se déroule en cinq temps : analyser, écrire un plan dans un fichier, valider ce plan, exécuter, contrôler.

La documentation insiste enfin sur un ordre de travail contre-intuitif : construire les cas de test avant d’écrire une longue documentation, avec au moins trois évaluations. Elle recommande aussi de tester le skill avec tous les modèles avec lesquels il servira, en citant Haiku, Sonnet et Opus. Sur ce point : Opus, Fable, Sonnet, Haiku : quel modèle Claude choisir ?.

Trois réflexes qui font la différence

Les trois points qui suivent sont des conseils de méthode issus de la pratique, et non des propriétés documentées du produit. Ils règlent l’essentiel des déceptions.

Donner des chemins précis, pas des consignes vagues

« Mets à jour le tableau de suivi » ne veut rien dire pour une machine, et pas beaucoup plus pour un humain qui reprend le dossier. « Ouvrir controle_tva_2026.xlsx, feuille Recap, écrire le total collecté en D14 » se vérifie et se rejoue à l’identique. La même logique vaut pour les libellés de comptes et les intitulés d’onglets.

Enrichir le skill à chaque écart, plutôt que le réécrire

Chaque mois fait apparaître un cas nouveau : un compte qui bascule, une écriture d’exception, un contrôle qui remonte un écart normal. La tentation est de tout reprendre. Le geste économique consiste à ajouter la ligne manquante et à laisser le reste intact. Au bout de quelques mois, le skill contient les vraies exceptions du dossier. Et puisque le corps du fichier ne se charge que lorsqu’il sert, la longueur accumulée ne coûte presque rien au quotidien.

Faire contrôler le résultat par un second agent

Une relecture par celui qui vient de produire le travail trouve peu de choses, humain ou modèle. Le contrôle gagne à être confié à une conversation neuve, qui reçoit le résultat et la liste des points à vérifier, sans connaître le raisonnement suivi. C’est la variante organisationnelle d’un motif recommandé par la documentation : lancer un validateur, corriger les erreurs, recommencer tant que le contrôle ne passe pas.

Skill, projet ou instructions personnalisées ?

La confusion est fréquente, et Anthropic a publié une comparaison dédiée. La formule la plus parlante oppose deux registres : un projet dit « voilà ce qu’il faut savoir », un skill dit « voilà comment faire les choses ».

Mécanisme Ce qu’il porte Quand le choisir
Instructions personnalisées Des préférences générales de style et de format Elles valent pour toutes les conversations, sans exception
Projet Du contexte de fond, des documents de référence Le savoir doit informer toutes les conversations du projet
Skill Une procédure, des scripts, des ressources La même consigne est recopiée à chaque fois
Fichier CLAUDE.md du dépôt Des faits sur le dépôt et ses conventions Basculer en skill quand la section devient une procédure
Connecteur MCP Un accès à des données ou à un outil externe Le MCP relie Claude aux données, le skill dit quoi en faire
Sous-agent Un agent autonome dédié à un objectif Le travail doit être mené de bout en bout, isolément

Le signal de bascule est formulé simplement dans la documentation de Claude Code : créer un skill dès qu’une même consigne, liste de contrôle ou procédure en plusieurs étapes est collée de nouveau dans le chat, ou dès qu’une section du fichier CLAUDE.md a cessé d’être un fait pour devenir une procédure.

Quelles sont les limites à connaître ?

La taille. Sous 500 lignes pour le corps du SKILL.md : c’est une recommandation de performance, pas un plafond technique. Les 5 000 tokens annoncés pour le niveau des instructions sont de même un ordre de grandeur de coût, pas une limite. Aucune taille maximale du fichier, en kilo-octets, n’est documentée.

La description, selon la surface. Le maximum annoncé est de 1 024 caractères dans la documentation développeur, mais de 200 caractères dans le formulaire d’envoi de claude.ai. Les deux pages sont en ligne : retenir la contrainte de la surface utilisée.

Le nombre. Aucun plafond dur n’est publié pour un compte, mais l’API accepte au maximum 8 skills par requête, avec un envoi total sous 30 Mo. La recommandation qualitative est claire : limiter le nombre de skills chargés en même temps, mesurer la justesse de sélection et arrêter d’en ajouter quand elle se dégrade.

Le partage en équipe. Sur Team et Enterprise, les propriétaires d’organisation déploient un skill pour tout le monde depuis Organization settings > Skills, après avoir activé l’exécution de code et les skills. Le dépôt se fait par un ZIP contenant un SKILL.md, la mise à disposition est immédiate, et chaque membre peut désactiver un skill de son côté. Une page de la documentation développeur affirme encore qu’aucune gestion centralisée n’existe : elle est périmée.

Le versionnage. L’API Skills gère les versions : des points de terminaison dédiés les listent, et une requête peut épingler une version précise ou suivre la dernière. L’interface claude.ai n’offre en revanche aucun historique, d’où la recommandation officielle de stocker les dossiers de skills dans Git, pour l’historique, la relecture en pull request et le retour arrière. En production, la consigne va plus loin : figer les versions, traiter chaque mise à jour comme un déploiement, calculer des sommes de contrôle et signer les commits.

La sécurité, à lire avant d’installer un skill trouvé ailleurs

L’avertissement officiel est sans ambiguïté : n’utiliser que des skills de sources fiables, créés soi-même ou fournis par Anthropic, car un skill malveillant peut conduire Claude à exécuter du code ou à invoquer des outils sans rapport avec son objet affiché. Le risque dépend de la surface : côté API, les skills tournent dans un conteneur isolé sans accès réseau ; dans Claude Code, ils disposent du même accès réseau que n’importe quel programme du poste. Dernier point pour un cabinet : Agent Skills n’entre pas dans le périmètre des accords de non-conservation des données. Voir Claude, RGPD et secret professionnel en cabinet comptable.

Max Compta, expert-comptable mémorialiste

Une tâche qui revient chaque mois et personne pour l’écrire ? Max Compta, expert-comptable mémorialiste, accompagne entrepreneurs, indépendants et investisseurs pour construire leurs automatisations récurrentes : cartographier la tâche, rédiger le skill, poser les contrôles qui évitent les mauvaises surprises.

Références officielles

Questions fréquentes

Les skills sont-ils disponibles sur la formule gratuite de Claude ?
Oui. Le centre d’aide officiel indique que les skills sont disponibles sur les formules Free, Pro, Max, Team et Enterprise, à condition que l’exécution de code soit activée. Une page de la documentation développeur affiche encore une liste sans la formule gratuite : elle apparaît dans une section consacrée au téléversement de skills personnalisés. Pour claude.ai, c’est l’article du centre d’aide qui fait autorité, parce qu’il traite spécifiquement de cette surface et de la création de skills.
Faut-il savoir coder pour créer un skill ?
Non. Un skill minimal se réduit à un dossier contenant un seul fichier SKILL.md rédigé en Markdown, avec un en-tête indiquant un nom et une description. Les scripts sont facultatifs et ne servent que pour les étapes fragiles, celles où la moindre variation casse le résultat. Trois parcours évitent même l’écriture du fichier : l’enregistrement d’écran, le répertoire officiel de skills prêts à installer, et le fait de demander à Claude d’écrire le skill après avoir traité la tâche une fois avec lui.
Quelle est la différence entre un skill et un projet Claude ?
La comparaison officielle tient en une phrase : un projet dit voilà ce qu’il faut savoir, un skill dit voilà comment faire les choses. Le projet porte du contexte de fond qui informe toutes les conversations qui s’y rattachent. Le skill porte une procédure et éventuellement du code, et ne se charge que lorsque la demande y correspond. Les instructions personnalisées, elles, s’appliquent à toutes les conversations sans exception.
Pourquoi un skill ne se déclenche-t-il pas ?
Presque toujours à cause de la description. C’est le seul texte chargé en permanence, et c’est à lui que Claude compare la demande. Les correctifs documentés sont d’y placer les mots-clés que l’utilisateur emploie réellement, de dire à la fois ce que fait le skill et quand l’utiliser, d’écrire à la troisième personne, puis de vérifier que le skill apparaît bien dans la liste des skills disponibles. Dans Claude Code, il reste possible de l’appeler directement par une barre oblique suivie de son nom.
Peut-on partager un skill avec toute une équipe ?
Oui, sur les formules Team et Enterprise. Les propriétaires d’organisation déposent un ZIP contenant un fichier SKILL.md depuis Organization settings puis Skills, après avoir activé l’exécution de code et les skills. La mise à disposition est immédiate pour tous les membres, chacun gardant la possibilité de désactiver un skill de son côté. Une page de la documentation développeur affirme encore l’inverse : elle est périmée sur ce point.
Un skill récupéré ailleurs présente-t-il un risque ?
Oui, et l’avertissement officiel est explicite. Un skill donne à Claude de nouvelles capacités par des instructions et du code, donc un skill malveillant peut le conduire à invoquer des outils ou à exécuter du code sans rapport avec son objet affiché, jusqu’à l’exfiltration de données. La consigne est de n’utiliser que des skills créés soi-même ou fournis par Anthropic, et de traiter toute installation avec la rigueur appliquée à un logiciel en production.

La démonstration en vidéo

Un skill construit pas à pas, sur une tâche comptable réelle.

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