DCG 2023 UE 11 Contrôle de gestion : sujet et corrigé
Le sujet de l’UE 11 Contrôle de gestion du DCG 2023 comptait 4 dossiers : analyse de l’évolution de la masse salariale, pilotage des coûts, contrôle de la performance productive et projet d’implantation d’une nouvelle machine.
Vous trouverez ici le sujet officiel en PDF et une proposition de corrigé Max Compta, question par question, alignée sur les éléments indicatifs du corrigé officiel du CRCF. L’épreuve durait 4 heures, coefficient 1.
Téléchargement gratuit, sans inscription ni compte.
Sous chaque question, ce corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 11 où la notion est traitée. Vous savez tout de suite quoi revoir, question par question, sans chercher dans votre cours.
- Ce document n’est pas le corrigé officiel. Il propose une réponse complète, avec le détail des calculs et des exemples d’argumentaires.
- Le sujet demande d’arrondir les calculs du dossier 2 à deux décimales si nécessaire. Les valeurs intermédiaires exactes (8,125 € par exemple) sont gardées, les résultats sont arrondis au centime.
- Les hypothèses retenues sont signalées, comme le demande l’avertissement du sujet.
- Barème du sujet : Quatre dossiers de 5 points chacun.
Dossier 1. Analyse de l’évolution de la masse salariale (5 points)
1.1. Conseiller la dirigeante sur la proposition d’évolution de la masse salariale la plus pertinente pour 2023 (sans faire de calcul).
Dans la fiche Max Compta UE 11 : La construction budgétaire › Masse salariale et écarts
La direction veut que les hausses de 2023 pèsent le moins possible sur la masse salariale de 2024 (document 1). Il faut donc retenir la première proposition : Deux hausses étalées dans l’année plutôt qu’une seule hausse tardive.
Plus une augmentation intervient tard dans l’année, plus son effet report sur l’année suivante est fort. Une hausse de 5,8 % au 1er novembre pèserait donc davantage sur 2024.
1.2. Calculer les effets des augmentations de la solution choisie.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : La construction budgétaire › Masse salariale et écarts
On raisonne sur des indices de salaire, base 100 en décembre 2022. La hausse de 2,8 % au 1er mars porte l’indice à 100 × 1,028 = 102,80. Celle de 2,5 % au 1er septembre le porte à 102,80 × 1,025 = 105,37.
| Mois 2023 | Indice | Indices cumulés |
|---|---|---|
| Janvier | 100,00 | 100,00 |
| Février | 100,00 | 200,00 |
| Mars | 102,80 | 302,80 |
| Avril | 102,80 | 405,60 |
| Mai | 102,80 | 508,40 |
| Juin | 102,80 | 611,20 |
| Juillet | 102,80 | 714,00 |
| Août | 102,80 | 816,80 |
| Septembre | 105,37 | 922,17 |
| Octobre | 105,37 | 1 027,54 |
| Novembre | 105,37 | 1 132,91 |
| Décembre | 105,37 | 1 238,28 |
Cumul 2023 = 2 × 100 + 6 × 102,80 + 4 × 105,37 = 200 + 616,80 + 421,48 = 1 238,28
Effet niveau = indice de décembre 2023 / indice de décembre 2022 = 105,37 / 100 = 1,054, soit +5,4 %
Effet masse = cumul des indices 2023 / (100 × 12) = 1 238,28 / 1 200 = 1,032, soit +3,2 %
Effet report sur 2024 = 105,37 × 12 / 1 238,28 = 1,021, soit +2,1 % (ou effet niveau / effet masse = 1,054 / 1,032)
Un calcul sur la seconde proposition est admis. Avec 5,8 % au 1er novembre, dix mois restent à l’indice 100 et deux passent à 105,8 : Cumul = 10 × 100 + 2 × 105,8 = 1 211,6. Effet niveau = 1,058 ; Effet masse = 1 211,6 / 1 200 = 1,010 ; Effet report = 105,8 × 12 / 1 211,6 = 1,048.
1.3. Rédiger un argumentaire, en une vingtaine de lignes environ, afin d’éclairer madame Louise GALLET sur :
• l’évolution de la masse salariale entre 2021 et 2022 ;
• les conséquences de la proposition d’augmentation retenue en indiquant la condition de validité des calculs effectués.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Les outils de pilotage de la performance › Méthodologie de rédaction d'un argumentaire ou d'un commentaire
Éléments attendus : Un rappel du contexte, l’analyse de l’évolution 2021-2022, les conséquences de la proposition retenue, une conclusion.
Contexte
LÉGENDES SUCRÉES grandit vite et recrute pour suivre son activité. L’inflation pousse les salariés à demander des hausses, alors que le recrutement reste difficile et que l’entreprise doit attirer de nouveaux salariés. La direction cherche une politique salariale consensuelle : Elle veut éviter les démissions et continuer à embaucher les compétences dont elle a besoin.
Évolution de la masse salariale entre 2021 et 2022
La masse salariale a augmenté de 16,6 % entre 2021 et 2022, soit 261 204 € de plus. La hausse de l’effectif en est la première cause : Son effet pèse 12 % (coefficient de 1,119), l’effectif passant de 59 à 66 salariés. Le recrutement porte surtout sur les agents de production, où l’on compte un départ mais sept embauches.
Pour attirer des candidats, l’entreprise a relevé les salaires : L’effet taux ajoute 5,6 % à la masse salariale (97 524 €). Les hausses diffèrent selon les catégories : Un peu plus de 6 % pour les agents de production, environ 5 % pour l’encadrement et les commerciaux, 3 % pour la direction. L’entreprise a privilégié les opérationnels, dont sa croissance a besoin.
Deux effets freinent pourtant la hausse. Les agents de production recrutés, sans ancienneté, sont moins bien payés : C’est l’effet de noria, favorable (0,993). Le recrutement portant surtout sur ces agents, l’effet de structure est lui aussi favorable (0,993).
Conséquences de la proposition retenue
En 2023, un salarié touchera en décembre un salaire supérieur de 5,4 % à celui de décembre 2022. La masse salariale de l’entreprise progressera de 3,2 %. Ces hausses entraîneront aussi une croissance de 2,1 % de la masse salariale de 2024.
Condition de validité : Ces calculs ne tiennent que si la structure du personnel reste inchangée et l’effectif constant.
Conclusion
La politique salariale envisagée paraît cohérente avec les besoins de LÉGENDES SUCRÉES pour développer son activité.
Dossier 2. Pilotage des coûts (5 points)
2.1. Calculer et interpréter les coûts et le résultat d’un lot de 60 pots de préparation de cookies, après augmentation des charges au 1er septembre.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : La méthode des coûts complets et des sections homogènes (centres d’analyse) › Principe et mise en œuvre (coûts complets et centres d’analyse)
Méthode 1 : La hausse seule, poste par poste
| Charge | Calcul | Hausse (€) |
|---|---|---|
| Ingrédients | 25 × (2,00 − 1,50) | 12,50 |
| Pots en verre | 60 / 1 000 × (170 − 130) | 2,40 |
| Couvercles | 60 / 1 000 × (120 − 56) | 3,84 |
| Transport | 0,67 × 60 × (1,45 − 1,00) | 18,09 |
| MOD | 1,25 × (26 − 24) | 2,50 |
| Centre production | 1,25 × (6,50 − 6,00) | 0,63 |
| Centre administration | 200 / 100 × (7,30 − 7,00) | 0,60 |
| Total | 40,56 |
Le coût de revient d’un lot passe donc de 140,36 € à 180,92 €.
Méthode 2 : Le coût complet recalculé
| Élément | Quantité | Coût unitaire (€) | Montant (€) |
|---|---|---|---|
| Ingrédients | 25 kg | 2,00 | 50,00 |
| Pots en verre | 0,06 mille | 170,00 | 10,20 |
| Couvercles | 0,06 mille | 120,00 | 7,20 |
| MOD | 1,25 h | 26,00 | 32,50 |
| Centre production | 1,25 h | 6,50 | 8,125 |
| Coût de production d’un lot | 108,025 | ||
| Transport (0,67 × 60) | 40,20 kg | 1,45 | 58,29 |
| Centre administration | 200 € / 100 € | 7,30 | 14,60 |
| Coût de revient d’un lot | 180,92 |
Résultat et interprétation
| Lot de 60 pots | Avant la hausse | Après la hausse |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 200,00 | 200,00 |
| Coût de revient | 140,36 | 180,92 |
| Résultat analytique | 59,64 | 19,08 |
| Taux de profitabilité | 29,82 % | 9,54 % |
Le coût de revient d’un lot augmente de 40,56 €, soit 28,9 % (40,56 / 140,36). Le résultat analytique tombe à 200 − 180,92 = 19,08 €, en baisse de 68 % ((59,64 − 19,08) / 59,64). Le taux de profitabilité n’est plus que de 9,54 % (19,08 / 200).
La baisse du résultat est forte, mais la profitabilité reste satisfaisante.
2.2. Calculer l’impact du changement de conditionnement sur le résultat d’un lot de 60 pots de préparation de cookies.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : La méthode des coûts complets et des sections homogènes (centres d’analyse) › Principe et mise en œuvre (coûts complets et centres d’analyse)
Le sachet remplace le pot et son couvercle. Il allège le produit et demande moins de main-d’œuvre.
| Économie par lot | Calcul | Montant (€) |
|---|---|---|
| Emballages | ((170 + 120) − 20) / 1 000 × 60 | 16,20 |
| Transport | (0,670 − 0,425) × 60 × 1,45 | 21,32 |
| MOD | (1,25 − 1) × 26 | 6,50 |
| Centre production | (1,25 − 1) × 6,50 | 1,625 |
| Total | 45,645 |
Le coût de revient d’un lot passe de 180,92 € à 135,28 €. Le résultat passe de 19,08 € à 64,72 €, soit une hausse de 239 %.
2.3. Rédiger un argumentaire de 15 lignes environ afin de conseiller Louise GALLET sur les conséquences :
• de la hausse des charges sur le coût de revient du produit et sur sa profitabilité ;
• du changement de conditionnement.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Les outils de pilotage de la performance › Méthodologie de rédaction d'un argumentaire ou d'un commentaire
Éléments attendus : Un rappel du contexte, les conséquences de la hausse des charges, une conclusion avec des conseils.
Contexte
Louise GALLET subit des hausses de prix sur les matières premières et la main-d’œuvre, qu’elle ne peut pas éviter. Elle cherche à en limiter l’effet, voire à le neutraliser. Elle veut empêcher une chute brutale de sa profitabilité, sans renoncer à sa démarche RSE.
Conséquences de la hausse des charges
- La hausse des charges pèse lourdement sur le coût de revient de la préparation pour cookies chocolat-caramel : Il augmente de 29 % par lot.
- Ce sont surtout les charges directes qui montent, en particulier les ingrédients et le transport. Les charges indirectes bougent peu.
- Les postes liés au pot (verre et couvercles) et le transport, payé sur un poids brut alourdi par le verre, représentent environ 24 € de hausse (2,40 + 3,84 + 18,09 = 24,33 €), soit 60 % de la hausse totale.
- Louise GALLET ne relève pas ses prix : Le résultat d’un lot baisse donc de 68 %. Le taux de profitabilité reste correct, à 9,54 %.
Conséquences du changement de conditionnement
Le pot en verre peut représenter jusqu’à 40 % du poids brut des produits : Il alourdit les frais de transport et l’empreinte carbone. Louise GALLET envisage donc de le remplacer par un sachet en papier.
- Le sachet allège nettement le produit, dont le poids brut passe de 0,67 kg à 0,425 kg. Les frais de transport baissent d’autant.
- L’entreprise ne dépend plus de son fournisseur de verre turc, ce qui limite son empreinte carbone.
- L’effet financier est important : Le coût de revient d’un lot baisse d’environ 45 € et le résultat passe de 19,08 € à 64,72 €, soit une hausse de 239 %.
Conclusion et conseils
Grâce au nouveau conditionnement, Louise GALLET peut maintenir ses prix de vente, comme elle le souhaite. Ce changement paraît pertinent face au contexte actuel et cohérent avec la politique RSE de l’entreprise.
Dossier 3. Contrôle de la performance productive (5 points)
3.1. Calculer et décomposer les écarts globaux relatifs à la production de la pâte à tartiner chocolat noisette pour le 4ème trimestre 2022.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : L'analyse des écarts › Décomposition des écarts sur coûts et sur charges
Production constatée : 3 000 pots, soit 3 000 / 60 = 50 lots. D : Défavorable ; F : Favorable.
Écarts globaux
| Élément | Q réelle | CU réel | Coût réel | Q préétablie | CU préétabli | Coût préétabli | Écart global |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sucre (kg) | 110 | 1,40 | 154,00 | 1,5 × 50 = 75 | 0,80 | 60,00 | 94,00 D |
| Chocolat au lait (kg) | 570 | 6,80 | 3 876,00 | 7,8 × 50 = 390 | 6,50 | 2 535,00 | 1 341,00 D |
| MOD (h) | 80 | 27,00 | 2 160,00 | 1 × 50 = 50 | 24,00 | 1 200,00 | 960,00 D |
| Atelier de production (UO) | 80 | 27,05 | 2 164,00 | 1 × 50 = 50 | 45,00 | 2 250,00 | 86,00 F |
| Total (3 000 pots) | 2,78 | 8 354,00 | 2,015 | 6 045,00 | 2 309,00 D |
Décomposition des écarts sur charges directes
| Charge | Écart sur quantité | Écart sur coût | Total |
|---|---|---|---|
| Sucre | (110 − 75) × 0,80 = 28,00 D | (1,40 − 0,80) × 110 = 66,00 D | 94,00 D |
| Chocolat au lait | (570 − 390) × 6,50 = 1 170,00 D | (6,80 − 6,50) × 570 = 171,00 D | 1 341,00 D |
| MOD | (80 − 50) × 24 = 720,00 D | (27 − 24) × 80 = 240,00 D | 960,00 D |
| Total | 1 918,00 D | 477,00 D | 2 395,00 D |
Décomposition de l’écart sur charges indirectes
L’activité normale est de 2 400 pots, soit 40 lots et 40 heures. Les charges fixes valent 1 440 €, soit 36 € par heure normale. Le coût variable de l’unité d’œuvre est donc de 45 − 36 = 9 €.
| Budget flexible | Activité normale | Activité réelle |
|---|---|---|
| Unités d’œuvre (heures de MOD) | 40 | 80 |
| Charges variables (9 € par heure) | 360,00 | 720,00 |
| Charges fixes | 1 440,00 | 1 440,00 |
| Total | 1 800,00 | 2 160,00 |
| Coût de l’unité d’œuvre | 45,00 | 27,00 |
Budget flexible : BF = 9 × nombre d’UO + 1 440
Le budget flexible peut être présenté sous forme de tableau ou d’équation.
- Écart sur budget = charges indirectes réelles − budget flexible de l’activité réelle = 2 164 − 2 160 = 4,00 € D.
- Écart sur activité = budget flexible de l’activité réelle − coût préétabli de l’activité réelle = 2 160 − 45 × 80 = 2 160 − 3 600 = −1 440,00 €, soit 1 440,00 € F.
- Écart sur rendement = coût préétabli de l’activité réelle − coût préétabli de la production réelle = 3 600 − 45 × 50 = 1 350,00 € D.
Vérification, non exigée : 4 − 1 440 + 1 350 = −86 €, soit l’écart global de 86 € F.
Variante admise : 4 500 pots fabriqués
Un raisonnement sur 4 500 pots est admis : Les 3 000 pots commandés et les 1 500 pots préparés à nouveau après l’incendie, soit 4 500 / 60 = 75 lots.
| Élément | Q réelle | CU réel | Coût réel | Q préétablie | CU préétabli | Coût préétabli | Écart global |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sucre (kg) | 110 | 1,40 | 154,00 | 1,5 × 75 = 112,5 | 0,80 | 90,00 | 64,00 D |
| Chocolat au lait (kg) | 570 | 6,80 | 3 876,00 | 7,8 × 75 = 585 | 6,50 | 3 802,50 | 73,50 D |
| MOD (h) | 80 | 27,00 | 2 160,00 | 1 × 75 = 75 | 24,00 | 1 800,00 | 360,00 D |
| Atelier de production (UO) | 80 | 27,05 | 2 164,00 | 1 × 75 = 75 | 45,00 | 3 375,00 | 1 211,00 F |
| Total (4 500 pots) | 1,86 | 8 354,00 | 2,015 | 9 067,50 | 713,50 F |
| Charge | Écart sur quantité | Écart sur coût | Total |
|---|---|---|---|
| Sucre | (110 − 112,5) × 0,80 = 2,00 F | (1,40 − 0,80) × 110 = 66,00 D | 64,00 D |
| Chocolat au lait | (570 − 585) × 6,50 = 97,50 F | (6,80 − 6,50) × 570 = 171,00 D | 73,50 D |
| MOD | (80 − 75) × 24 = 120,00 D | (27 − 24) × 80 = 240,00 D | 360,00 D |
| Total | 20,50 D | 477,00 D | 497,50 D |
Charges indirectes : Le budget flexible, l’écart sur budget (4,00 € D) et l’écart sur activité (1 440,00 € F) ne changent pas. Écart sur rendement = 3 600 − 45 × 75 = 3 600 − 3 375 = 225,00 € D. Vérification, non exigée : 4 − 1 440 + 225 = −1 211 €, soit 1 211 € F.
3.2. Rédiger un argumentaire d’une page environ, à l’attention de Louise GALLET, qui analysera les écarts calculés.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Les outils de pilotage de la performance › Méthodologie de rédaction d'un argumentaire ou d'un commentaire
Éléments attendus : Un rappel du contexte, l’analyse des écarts calculés, une conclusion.
Contexte
LÉGENDES SUCRÉES traverse une période de forte inflation. Le 1er novembre 2022, un début d’incendie a détruit une partie de sa production. Louise GALLET veut savoir comment s’est comportée la fabrication de son produit phare, la pâte à tartiner chocolat noisette, au quatrième trimestre 2022.
Analyse des écarts
Le coût de production des 3 000 pots dépasse le coût préétabli de 2 309 € : L’écart global est défavorable. Il se partage entre les charges directes (2 395 € D) et les charges indirectes (86 € F).
Charges directes. L’écart atteint 2 395 € D. Il vient surtout des quantités (1 918 € D) ; L’écart sur coûts est plus limité (477 € D).
- L’écart sur quantités s’explique d’abord par l’incendie. Il a fallu refaire les produits détruits, soit 1 500 pots invendables (document 8). D’où une surconsommation de matières (28 € sur le sucre, 1 170 € sur le chocolat) et de main-d’œuvre (720 €).
- L’écart sur coûts traduit l’inflation des matières premières, que les prévisions n’avaient pas anticipée. Le sucre est passé de 0,80 € à 1,40 € le kilo, soit +75 %, et le chocolat de 6,50 € à 6,80 €, soit +4,62 % seulement. L’écart pèse pourtant plus sur le chocolat (171 € contre 66 € pour le sucre), car les quantités utilisées sont bien plus fortes.
- Les heures supplémentaires liées à l’incendie ont renchéri la main-d’œuvre : L’heure a coûté 27 € au lieu de 24 €, d’où un écart sur taux horaire défavorable de 240 €.
Charges indirectes. L’écart global est faible (86 € F), mais il cache des sous-écarts importants.
- L’incendie a obligé à consommer davantage d’unités d’œuvre, d’où un écart sur rendement défavorable de 1 350 €.
- Cette suractivité fait apparaître un écart sur activité favorable de 1 440 €. Il faut le relativiser : Il vient de la production supplémentaire causée par l’incendie.
- L’écart sur budget est négligeable (4 € D).
Conclusion
L’analyse détaillée des écarts met au jour plusieurs dysfonctionnements auxquels Louise GALLET devra répondre. Elle devrait par exemple mettre à jour la fiche de coût préétabli, pour tenir compte de l’évolution des prix.
Dossier 4. Projet d’implantation d’une nouvelle machine (5 points)
4.1. Élaborer et résoudre par une méthode d’ordonnancement (Diagramme de Gantt ou méthode des potentiels métra MPM) le programme d’installation de la machine.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Optimisation de la production › Ordonnancement et pilotage des ateliers
Une seule des deux méthodes est demandée. Le tableau des antériorités n’est pas exigé.
Antériorités et niveaux
| Tâche | Durée (jours) | Antériorités | Antériorités directes | Niveau |
|---|---|---|---|---|
| B. Réception et vérification | 3 | 1 | ||
| A. Montage | 2 | B | B | 2 |
| C. Mise en ligne et raccordement | 5 | B | B | 2 |
| D. Vérification de conformité | 2 | A, C | A, C | 3 |
| E. Raccordement des installations | 4 | C, D | D | 4 |
| F. Formation des opérateurs | 3 | D | D | 4 |
| G. Essais finaux | 1 | E, F | E, F | 5 |
Graphe MPM : Dates et marges
Dates en jours depuis le début du projet. Le tableau reprend, tâche par tâche, les dates et les marges portées sur le graphe.
| Tâche | Durée | Début au plus tôt | Début au plus tard | Marge totale |
|---|---|---|---|---|
| B | 3 | 0 | 0 | 0 |
| A | 2 | 3 | 6 | 3 |
| C | 5 | 3 | 3 | 0 |
| D | 2 | 8 | 8 | 0 |
| E | 4 | 10 | 10 | 0 |
| F | 3 | 10 | 11 | 1 |
| G | 1 | 14 | 14 | 0 |
| Fin | 15 | 15 |
Diagramme de Gantt (dates au plus tôt)
| Tâche | Jours occupés |
|---|---|
| B | Jours 1 à 3 |
| A | Jours 4 et 5 |
| C | Jours 4 à 8 |
| D | Jours 9 et 10 |
| E | Jours 11 à 14 |
| F | Jours 11 à 13 |
| G | Jour 15 |
Le projet dure 15 jours. Le chemin critique passe par les tâches B, C, D, E et G.
4.2. Rédiger un argumentaire de 10 lignes environ à l’attention de la dirigeante de la société, Louise GALLET, pour vérifier l’affirmation de la société Bovonne.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Les outils de pilotage de la performance › Méthodologie de rédaction d'un argumentaire ou d'un commentaire
L’installation est prévue en 15 jours. Bovonne garantit par contrat l’exécution de toutes les tâches. Elle annonce pourtant que A et F pourraient durer chacune 2 jours de plus, sans effet selon elle sur la durée totale.
- La tâche A (montage de la machine) dispose d’une marge de 3 jours : Un retard de 2 jours n’a aucune conséquence.
- La tâche F (formation des opérateurs de production) n’a qu’un jour de marge totale. Avec 2 jours de retard, le projet durerait 16 jours.
L’affirmation de Bovonne est donc fausse.
4.3. Déterminer et interpréter un intervalle de confiance avec un risque d’erreur de 5 %, qui permet d’obtenir la moyenne de l’épaisseur du verre.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : La construction budgétaire › Loi normale appliquée : Probabilités et intervalles de confiance
Selon Bovonne, l’épaisseur des pots suit une loi normale de moyenne 2 000 micromètres et d’écart-type 12 micromètres. La moyenne d’un échantillon de 50 pots suit alors la loi normale N(2 000 ; 12 / √50).
On cherche, avec un risque d’erreur α de 5 %, donc un coefficient de confiance de 95 %, l’intervalle dans lequel la moyenne devrait se situer. La table donne t = 1,96, car Π(1,96) = 0,975.
Intervalle = [m − t × σ / √n ; m + t × σ / √n]
[2 000 − 1,96 × 12 / √50 ; 2 000 + 1,96 × 12 / √50] = [1 996,67 ; 2 003,33]
La moyenne de l’échantillon prélevé, 1 995 micromètres, sort de cet intervalle : Elle est inférieure à sa borne basse. La machine paraît donc mal réglée pour atteindre le niveau de qualité attendu.
4.4. Rédiger un commentaire de 10 lignes environ afin de conseiller la dirigeante, Louise GALLET, sur le choix du diagramme d’Ishikawa comme outil de gestion de la qualité.
Dans la fiche Max Compta UE 11 : Les outils de pilotage de la performance › Méthodologie de rédaction d'un argumentaire ou d'un commentaire
Le diagramme d’Ishikawa est un outil de gestion de la qualité. Le service qualité l’a construit autour du problème constaté : L’épaisseur non conforme du verre (document 13). Il présente plusieurs intérêts :
- Il fait réfléchir à toutes les causes possibles d’un problème observé ;
- Il structure cette réflexion en classant les causes en cinq familles : Milieu, main-d’œuvre, méthodes, matières et matériels ;
- Il aide à repérer les dysfonctionnements et oriente la discussion vers les solutions ;
- Il pousse à recenser les causes possibles de la façon la plus complète ;
- Il donne une vue schématique et synthétique des causes du problème.
C’est donc un bon outil. Il peut être complété par d’autres outils de la qualité, comme les cercles de qualité ou le diagramme de Pareto.
Écarts au corrigé officiel
Sur 6 points, cette proposition s’écarte du corrigé officiel du CRCF. Chaque écart repose sur le sujet, un calcul refait ou un texte en vigueur à la date de l’épreuve.
| Question | Point | Corrigé officiel | Cette proposition | Justification |
|---|---|---|---|---|
| 1.2 | Effets masse et report de la proposition retenue | tableau mensuel faux (octobre à l’indice 100, cumul 1 211,6), effet masse 1 211,6 / 1 200 = 1,0097 et effet report 105,8 × 12 / 1 211,6 = 1,048, alors que son calcul par périodes donne 1 238,28, que sa variante de formule divise par 1,032 et que son argumentaire 1.3 retient 3,2 % et 2,1 % | Cumul des indices 1 238,28 ; effet niveau 1,054 ; effet masse 1,032 ; effet report 1,021 | Document 1 : 2,8 % au 1er mars et 2,5 % au 1er septembre. 2 × 100 + 6 × 102,8 + 4 × 102,8 × 1,025 = 200 + 616,8 + 421,48 = 1 238,28 ; 1 238,28 / 1 200 = 1,0319 ; 105,37 × 12 / 1 238,28 = 1,0211. Le 1 211,6 et le 105,8 du CRCF appartiennent à la seconde proposition (10 × 100 + 2 × 105,8), pas à la solution retenue : contradiction interne du corrigé officiel |
| 1.2 | Variante admise : seconde proposition | hausse appliquée dès octobre (trois mois à 105,8), cumul 1 217, effet masse 1,015, effet report 1,043 | Hausse de 5,8 % au 1er novembre : cumul 10 × 100 + 2 × 105,8 = 1 211,6 ; effet niveau 1,058 ; effet masse 1,010 ; effet report 1,048 | Document 1 : « Une hausse plus tardive mais plus importante de 5,8 % au 1er novembre 2023 », donc deux mois seulement : 1 211,6 / 1 200 = 1,0097 ; 105,8 × 12 / 1 211,6 = 1,0479. Le cumul de 1 217 suppose trois mois à 105,8 (9 × 100 + 3 × 105,8 = 1 217,4) |
| 2.3 | Poids du pot en verre dans la hausse des charges | « environ 24 € soit quasiment la moitié de la hausse totale des charges » (repris par | Environ 24 € (2,40 + 3,84 + 18,09 = 24,33 €), soit 60 % de la hausse totale | Question 2.1 : hausse totale 40,56 € ; 24,33 / 40,56 = 60,0 %, plus de la moitié. Même en ne gardant que le transport dû au poids du verre (0,25 kg × 60 × 0,45 = 6,75 €), on obtient 12,99 €, soit 32 % : « quasiment la moitié » est faux dans les deux lectures |
| 2.3 | Amélioration du résultat avec le sachet | « améliorerait le résultat de 63 % » dans l’argumentaire, mais 239 % à la question 2.2 (repris par | Le résultat passe de 19,08 € à 64,72 €, soit +239 % | (64,72 - 19,08) / 19,08 = 239,2 %, chiffre que le CRCF donne lui-même en 2.2 : contradiction interne. Aucun rapport entre les données du dossier ne donne 63 % |
| 3.1 | Charges réelles de l’atelier comparées au budget flexible | « Charges fixes réelle = 2 164,00 € » (repris par | Charges indirectes réelles 2 164 € | Document 7 : « Le montant des charges indirectes se sont élevées à 2 164 € », fixes et variables confondues ; les charges fixes sont de 1 440 € et le budget flexible de 2 160 € comprend 720 € de charges variables |
| 3.1 | Variante à 4 500 pots : ligne de total | « 2,78 » et « -713,50 Déf » (repris par | Coût réel unitaire 1,86 € ; écart global 713,50 € F | 8 354 / 4 500 = 1,856 € par pot (2,78 € vaut pour 3 000 pots) ; 8 354 - 9 067,50 = -713,50 € : le coût réel est inférieur au coût préétabli, l’écart est favorable ; contrôle : 497,50 € D sur charges directes et 1 211 € F sur charges indirectes donnent 713,50 € F |
Questions fréquentes
Où télécharger le sujet du DCG 2023 UE 11 ?
Le sujet officiel de l’UE 11 Contrôle de gestion du DCG 2023 se télécharge gratuitement sur cette page, en PDF, sans inscription. Il est reproduit tel que publié pour la session, précédé d’une page de garde Max Compta.
Existe-t-il un corrigé officiel du DCG 2023 UE 11 ?
Le CRCF établit des éléments indicatifs de corrigé, diffusés aux enseignants. Cette proposition de corrigé Max Compta les suit et signale, preuve à l’appui, les 6 points où elle s’en écarte.
Combien de temps dure l’épreuve de l’UE 11 du DCG ?
En 2023, l’épreuve écrite de l’UE 11 Contrôle de gestion durait 4 heures, coefficient 1, d’après le sujet officiel.
Comment réviser l’UE 11 du DCG avec ce sujet ?
Traitez le sujet en temps limité, puis comparez votre copie au corrigé question par question. Sous chaque question, le corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 11 à revoir.
Fiche de révision DCG UE 11 Contrôle de gestion
Le cours de l’UE 11 en fiches synthétiques, avec les questions d’annales classées par chapitre.
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