DSCG 2021 UE 2 Finance : sujet et corrigé
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Le sujet de l’UE 2 Finance du DSCG 2021 comptait 3 dossiers : projet d’investissement immobilier, opération de restructuration et couverture du risque de change.
Vous trouverez ici le sujet officiel en PDF et une proposition de corrigé Max Compta, question par question, alignée sur les éléments indicatifs du corrigé officiel du CRCF. L’épreuve durait 3 heures, coefficient 1.
Sous chaque question, ce corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 2 où la notion est traitée. Vous savez tout de suite quoi revoir, question par question, sans chercher dans votre cours. Extrait gratuit de la fiche UE 2.
- Ce document n’est pas le corrigé officiel. Il propose une réponse rédigée pour chaque question, avec le détail des calculs.
- Les hypothèses retenues sont signalées, comme le demande l’avertissement du sujet.
- Barème du sujet : Dossier 1 sur 10 points, dossier 2 sur 5 points, dossier 3 sur 5 points, soit 20 points.
- Le sujet reprend la numérotation 1.1 à chaque dossier. Quand un numéro revient, la question indique donc son dossier.
Dossier 1. Projet d’investissement immobilier (10 points)
1. La valeur et le risque (annexe 1)
1.1. Déterminer le taux de rendement espéré du marché et de l’action.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Efficience, finance comportementale et le couple rentabilité-risque
Le rendement espéré est une espérance mathématique : On pondère chaque rentabilité par sa probabilité de réalisation.
| Probabilité (p) | Rentabilité de l’action (Ra) | Rentabilité du marché (Rm) | p × Ra | p × Rm |
|---|---|---|---|---|
| 0,1 | 14 % | 12 % | 1,4 % | 1,2 % |
| 0,2 | 22 % | 20 % | 4,4 % | 4,0 % |
| 0,4 | 28 % | 26 % | 11,2 % | 10,4 % |
| 0,3 | −20 % | −16 % | −6,0 % | −4,8 % |
| Espérance | E(Ra) = 11,0 % | E(Rm) = 10,8 % |
Le rendement espéré atteint 11 % pour l’action et 10,8 % pour le marché.
1.2. Calculer la covariance entre la rentabilité du marché et celle de l’action.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Efficience, finance comportementale et le couple rentabilité-risque
Cov (Ra ; Rm) = somme des p × (Ra − E(Ra)) × (Rm − E(Rm))
| Probabilité (p) | Rentabilité de l’action | Rentabilité du marché | p × (Ra − E(Ra)) × (Rm − E(Rm)) |
|---|---|---|---|
| 0,1 | 14 % | 12 % | 0,0036 % |
| 0,2 | 22 % | 20 % | 0,2024 % |
| 0,4 | 28 % | 26 % | 1,0336 % |
| 0,3 | −20 % | −16 % | 2,4924 % |
| Covariance | 3,7320 % |
La covariance entre la rentabilité du marché et celle de l’action vaut 3,7320 %.
1.3. Calculer le béta de l’action. L’action est-elle plus risquée ou moins risquée que le marché ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Efficience, finance comportementale et le couple rentabilité-risque
β = Cov (Ra ; Rm) / V(Rm) = 3,7320 % / 3,2496 % = 1,15
Le bêta dépasse 1 : L’action comporte plus de risque que le marché.
1.4. En recourant au modèle du MEDAF, déterminer le taux de rentabilité minimum des capitaux propres. La rentabilité exigée par les actionnaires est-elle atteinte ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Efficience, finance comportementale et le couple rentabilité-risque
E(Ri) = RF + [E(RM) − RF] × βi
Avec :
- [E(RM) − RF] : La prime de risque du marché.
- [E(RM) − RF] × βi : La prime de risque global du titre i.
- RF : Le rendement d’un actif sans risque. On retient le taux des emprunts d’État à long terme, comme les OAT en France.
- RM : La rentabilité exigée en moyenne pour le marché.
- βi : La volatilité de la rentabilité du titre, mesurée par rapport à celle du marché. Au-dessus de 1, l’action comporte plus de risque que le marché et son cours de Bourse bouge plus que l’indice. En dessous de 1, c’est l’inverse. L’actif sans risque a par définition un bêta égal à 0.
E(Ra) = 6 % + (10,8 % − 6 %) × 1,15 = 11,51 %
Ce résultat garde le bêta non arrondi : 3,7320 / 3,2496 = 1,1484. Avec 1,15 exactement, on trouverait 11,52 %.
Le taux de rentabilité minimum des capitaux propres est de 11,51 %.
Les actionnaires exigent 12 %. Leur exigence n’est donc pas atteinte, mais le résultat s’en approche.
2. Les modalités de financement d’un projet d’investissement
2.1. Définir le capital investissement.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Les solutions de financement
Dans le capital-investissement, un investisseur finance une société pas encore cotée, pour l’essentiel en fonds propres. Il reçoit en échange une participation au capital. Certains fonds peuvent toutefois n’apporter que de la dette, comme des obligations convertibles.
L’investisseur a deux voies : Racheter des titres existants à d’anciens actionnaires, ou souscrire des titres nouveaux lors d’une augmentation de capital.
Le plus souvent, l’opération est menée par des fonds spécialisés ou par des particuliers fortunés. Leur but est une plus-value, obtenue en revendant les titres à d’autres fonds ou en les cédant lors d’une introduction en bourse.
2.2. Quelles sont les différentes formes sous lesquelles peuvent se décliner le capital investissement ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Les solutions de financement
Le capital-investissement prend plusieurs formes. Elles varient selon la place de l’entreprise sur son marché ou selon sa situation financière.
Le capital-innovation ou capital-risque
Des investisseurs apportent à une jeune entreprise un financement, en général de l’argent, et prennent une participation à son capital. Ils lui font aussi profiter de leur réseau et de leur expérience. L’entreprise visée est naissante, innovante et promet un bel avenir.
Une entreprise qui démarre doit financer son lancement : Prototype, développement d’un service, communication, publicité. L’entrée de ces investisseurs renforce ses capitaux.
Le principal risque pour eux tient à deux scénarios : L’entreprise ne décolle pas et ils ne trouvent jamais d’acquéreur pour leurs actions, ou la société est dissoute et ils perdent tout. En cas de succès, leurs gains peuvent au contraire dépasser leurs espérances.
L’entreprise obtient de son côté des fonds à un stade où les prêts bancaires sont souvent difficiles à obtenir.
Le capital-risque prend des participations et acquiert avec elles un pouvoir de décision sur l’entreprise.
Le capital-développement
Cette forme finance des entreprises existantes en forte croissance. Leur taille est devenue significative, elles ont atteint leur seuil de rentabilité et dégagent des profits.
L’apport en fonds propres finance la croissance de l’entreprise, généralement contre une participation minoritaire. Il peut servir à lancer un nouveau produit, à gagner de nouveaux marchés, à racheter un concurrent ou simplement à renouveler l’outil de production.
Les investisseurs cherchent une plus-value à court ou moyen terme. Ils la réalisent en cédant leurs parts ou lors d’une éventuelle introduction en bourse.
Le capital-transmission
Un investisseur entre au capital pour accompagner la transmission ou la cession de l’entreprise. Il passe souvent par un leveraged buy-out (LBO), c’est-à-dire un rachat avec effet de levier. Un LBO répond surtout à quatre situations :
- La vente d’une entreprise dont le capital est familial.
- Le retrait de la cote.
- Une recomposition de l’actionnariat, quand les minoritaires sortent.
- La revente à des financiers d’une entreprise que d’autres financiers avaient déjà acquise en LBO (opérations secondaires, voire tertiaires).
Racheter une cible par un LBO procure quatre effets de levier :
- Le levier juridique démultiplie le pouvoir de contrôle de l’acquéreur, grâce à une société holding ou à plusieurs holdings en cascade.
- Le levier financier augmente l’espérance de rentabilité des fonds propres investis, par le recours à l’endettement.
- Le levier fiscal est l’économie d’impôt tirée du mécanisme de l’intégration fiscale.
- Le levier managérial motive et fidélise l’équipe dirigeante de la cible. Des schémas d’intéressement alignent ses intérêts sur ceux des investisseurs repreneurs.
Le capital-retournement
Des investisseurs renforcent le capital d’une société qui traverse une période difficile. Cet apport vise en général trois objectifs :
- Échapper à la liquidation judiciaire.
- Permettre à l’entreprise de repartir.
- Adresser un message fort aux autres investisseurs potentiels, pour les inciter à apporter eux aussi des capitaux.
L’argent vient en général de fonds d’investissement dont le métier est de sauver des entreprises en difficulté. Ils prennent plus de risques, mais espèrent aussi plus de bénéfices.
Au total, le capital-investissement est un financement capital pour les jeunes entreprises. Il devient ainsi essentiel à la croissance économique.
2.3. Définir et préciser le rôle de la BPI.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Les solutions de financement
Créée en 2012, BPI France est une banque publique d’investissement. Elle est issue de la fusion d’organismes comme Oséo ou CDC Entreprises. Son capital appartient à l’État, à la Caisse des dépôts et à des sociétaires. La présidence revient à la Caisse des dépôts.
Sa mission est d’améliorer la compétitivité de l’économie française. Elle s’adresse en priorité aux entreprises innovantes, aux PME et aux ETI (entreprises de taille intermédiaire). Son action s’ajoute aux aides de l’État et des collectivités locales.
Elle offre aux entreprises des financements adaptés, depuis l’amorçage jusqu’à l’entrée en bourse. Ses ressources viennent d’investisseurs privés (marchés financiers).
Les entreprises ont accès à plusieurs modes de financement, notamment :
- L’aide au développement de l’innovation.
- L’avance remboursable.
- Le prêt innovation recherche et développement.
- La subvention innovation.
3. L’investissement (annexe 2)
3.1. Définir les principales caractéristiques du marché immobilier.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
Devant l’instabilité du marché boursier, les particuliers se tournent peu à peu vers le marché immobilier, jugé plus sûr. L’immobilier peut aussi servir de complément et faciliter la diversification des risques.
Le marché immobilier a ses indices, comme le marché boursier. L’indice Notaires de France Insee, par exemple, suit les prix des logements anciens.
L’immobilier se définit par un terrain portant une construction. Un terrain nu peut lui aussi être qualifié de « bien immobilier ».
Le secteur compte des sous-marchés : Immobilier de bureaux, résidentiel, primo-accédants, etc. Chacun a ses caractéristiques et ses cycles.
Un bien immobilier présente trois caractéristiques principales :
- Il est localisé, et son emplacement a une influence directe.
- Il est durable. Le sol ne s’use pas (en principe), alors que le bien s’amortit. Il s’agit d’un actif réel, qu’on peut louer, vendre ou financer par emprunt.
- Il est hétérogène. L’investissement peut avoir de multiples usages : Résidence, loisirs, habitation principale, agriculture, etc.
3.2. Préciser les principaux risques d’un investissement immobilier.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
Un bien immobilier se détient sur le long terme. De nombreux risques peuvent donc survenir, même si la pierre reste une valeur sûre.
| Risque | Caractéristiques |
|---|---|
| Malfaçons | Des vices cachés découverts dans le bien peuvent imposer des réparations importantes. |
| Dégradation | Des dégradations causées par le locataire ajoutent une perte, qui réduit la rentabilité du bien. |
| Vacance locative | L’appartement peut rester sans locataire, ce qui dégrade l’investissement du propriétaire. |
| Illiquidité | Un bien difficile à vendre oblige l’investisseur à baisser son prix pour récupérer de l’« argent frais ». Ce risque varie selon le type de bien et l’endroit où il se trouve. |
| Krach | Une baisse trop forte du prix de marché peut causer une très grosse perte, notamment à la revente. |
| Législatif | Un changement issu de la loi de finances peut défavoriser l’investisseur immobilier : Dispositif de défiscalisation moins avantageux, encadrement des loyers, etc. |
| Expropriation | Ce risque s’anticipe difficilement, même si l’on peut se renseigner avant l’achat sur ce que la ville a en travaux ou en projet. |
| Financier | Il tient à l’endettement et à la possibilité de ne pas pouvoir rembourser. S’y ajoutent un éventuel impayé du locataire et le coût de la procédure d’expulsion. |
3.3. Calculer la VAN des deux projets. Peut-on conclure sur l’opportunité de lancer un projet plutôt qu’un autre ? Pourquoi ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
Projet 1 : Lunettes VR
| En k€ | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat d’exploitation après impôts | 12 000 | 13 000 | 12 000 | 11 000 | 12 000 | 14 000 |
| + Dotations aux amortissements | 2 000 | 2 000 | 2 000 | 2 000 | 2 000 | 2 000 |
| − Variation du BFRE | 8 000 | 9 000 | 8 000 | 7 000 | 8 000 | 8 000 |
| Flux nets de trésorerie | 6 000 | 6 000 | 6 000 | 6 000 | 6 000 | 8 000 |
VAN = −18 000 + 6 000 × 1,12⁻¹ + 6 000 × 1,12⁻² + 6 000 × 1,12⁻³ + 6 000 × 1,12⁻⁴ + 6 000 × 1,12⁻⁵ + 8 000 × 1,12⁻⁶ = 7 681,71 k€
| Année | Flux nets (k€) | Flux nets actualisés (k€) | Flux nets actualisés cumulés (k€) |
|---|---|---|---|
| 0 | −18 000 | −18 000,00 | −18 000,00 |
| 1 | 6 000 | 5 357,14 | −12 642,86 |
| 2 | 6 000 | 4 783,16 | −7 859,69 |
| 3 | 6 000 | 4 270,68 | −3 589,01 |
| 4 | 6 000 | 3 813,11 | 224,10 |
| 5 | 6 000 | 3 404,56 | 3 628,66 |
| 6 | 8 000 | 4 053,05 | 7 681,71 |
Projet 2 : Lunettes 360
| En k€ | 1 | 2 | 3 |
|---|---|---|---|
| Flux potentiel de trésorerie d’exploitation après IS | 13 000 | 14 000 | 15 000 |
| − Variation du BFRE | 3 000 | 4 000 | 5 000 |
| Flux nets de trésorerie | 10 000 | 10 000 | 10 000 |
VAN = −18 000 + 10 000 × 1,12⁻¹ + 10 000 × 1,12⁻² + 10 000 × 1,12⁻³ = 6 018,31 k€
| Année | Flux nets (k€) | Flux nets actualisés (k€) | Flux nets actualisés cumulés (k€) |
|---|---|---|---|
| 0 | −18 000 | −18 000,00 | −18 000,00 |
| 1 | 10 000 | 8 928,57 | −9 071,43 |
| 2 | 10 000 | 7 971,94 | −1 099,49 |
| 3 | 10 000 | 7 117,80 | 6 018,31 |
Le calcul actualise au taux de 12 % demandé par les actionnaires. Il ne retient ni récupération du BFRE en fin de projet ni valeur résiduelle : Le sujet n’en parle pas.
Conclusion
Les deux VAN sont positives. Elles ne disent pourtant pas quel projet retenir, puisque les durées de vie ne sont pas les mêmes. La VAN ne permet pas de décider. Il faut recourir à d’autres outils.
3.4. Définir la méthode de l’annuité équivalente, ainsi que de la méthode de l’horizon commun (ou du plus petit commun multiple).
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
Ces deux méthodes servent à comparer des projets dont les durées de vie sont différentes.
Méthode de l’horizon commun
On répète les projets à l’identique jusqu’à obtenir la même durée. Ici, un projet dure 3 ans et l’autre 6 ans. Le projet de 3 ans sera donc « dupliqué » deux fois pour atteindre une durée comparable de 6 ans.
Méthode de l’annuité équivalente
L’annuité équivalente est la somme constante qui, reçue chaque année pendant toute la vie du projet puis actualisée au taux requis, aboutirait à la même valeur que la VAN. Les projets se comparent ainsi sur une base commune.
3.5. Calculer la rentabilité des deux projets en utilisant la méthode de l’horizon commun, puis de l’annuité équivalente.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
Horizon commun
- Projet 1 sur 6 ans : VAN de 7 681,71 k€.
- Projet 2 sur 3 ans : VAN de 6 018,31 k€.
La période commune est de 6 ans. Il faut donc dupliquer deux fois le projet 2. Un nouvel investissement de 18 000 k€ intervient au bout de trois ans : Le flux net de la troisième année tombe à 10 000 − 18 000 = −8 000 k€.
VAN = −18 000 + 10 000 × 1,12⁻¹ + 10 000 × 1,12⁻² − 8 000 × 1,12⁻³ + 10 000 × 1,12⁻⁴ + 10 000 × 1,12⁻⁵ + 10 000 × 1,12⁻⁶ = 10 302,03 k€
| Année | Flux nets (k€) | Flux nets actualisés (k€) | Flux nets actualisés cumulés (k€) |
|---|---|---|---|
| 0 | −18 000 | −18 000,00 | −18 000,00 |
| 1 | 10 000 | 8 928,57 | −9 071,43 |
| 2 | 10 000 | 7 971,94 | −1 099,49 |
| 3 | −8 000 | −5 694,24 | −6 793,73 |
| 4 | 10 000 | 6 355,18 | −438,55 |
| 5 | 10 000 | 5 674,27 | 5 235,72 |
| 6 | 10 000 | 5 066,31 | 10 302,03 |
Annuité équivalente
Projet 1 : 7 681,71 × 0,12 / (1 − 1,12⁻⁶) = 1 868,39 k€
Projet 2 : 6 018,31 × 0,12 / (1 − 1,12⁻³) = 2 505,72 k€
3.6. Conclure sur l’opportunité de lancer les projets d’investissement en recourant aux deux techniques précédentes.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Décider en milieu incertain : Projets et sources de financement › Le choix d'investissement et de désinvestissement
| En k€ | Projet 1 | Projet 2 | Projet à retenir |
|---|---|---|---|
| Méthode de l’horizon commun | 7 681,71 | 10 302,03 | Projet 2 |
| Méthode de l’annuité équivalente | 1 868,39 | 2 505,72 | Projet 2 |
Les deux méthodes montrent que le projet 2 est le plus rentable. Avec la VAN seule, c’était au contraire le projet 1.
Dossier 2. Opération de restructuration (5 points)
1. Gestion d’une opération de fusion (annexe 3)
Dossier 2, 1.1. Indiquer les principales motivations qui conduisent à réaliser une opération de fusion.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Dividendes, fusions, offres publiques et montages à effet de levier › Fusions, offres publiques et opérations sur le capital
La fusion vise d’abord à créer de la valeur, et cette valeur naît de l’effet de synergie qu’elle produit. Elle poursuit aussi un objectif purement stratégique.
La recherche de synergies de coûts et de complémentarités
Les synergies se classent en trois catégories :
- Les synergies liées aux effets de volume.
- Les synergies liées au partage de ressources.
- Les synergies de croissance.
Les motivations stratégiques, offensives et défensives
Les fusions-acquisitions répondent à des motifs offensifs :
- Accroître son pouvoir de domination et d’influence.
- Capter des ressources spécifiques.
- Pénétrer un nouveau marché.
- Se renouveler.
Elles répondent aussi à des motifs défensifs :
- Consolider ses positions sur des secteurs à maturité.
- S’adapter aux évolutions technologiques.
- Atteindre une taille critique.
- Neutraliser des concurrents.
- Limiter les entrées sur le secteur.
Dossier 2, 1.2. Calculer la parité d’échange des actions des deux sociétés « Invest Immo » et « Achète-Moi ».
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Dividendes, fusions, offres publiques et montages à effet de levier › Fusions, offres publiques et opérations sur le capital
Valeur financière
| Société | Dividende moyen de N-2 et N-1 | Valeur financière |
|---|---|---|
| Achète-Moi | (28 + 20) / 2 = 24 € | 24 / 6 % = 400 € |
| Invest Immo | (7 + 5) / 2 = 6 € | 6 / 6 % = 100 € |
Valeur mathématique intrinsèque
L’ANCC se calcule sans fiscalité différée, comme le demande l’annexe 3. Achète-Moi vient en premier, car sa valeur sert à évaluer les titres détenus par Invest Immo.
| En euros | Achète-Moi | Invest Immo |
|---|---|---|
| Capital | 50 000 | 150 000 |
| + Réserves | 15 000 | 50 000 |
| + Plus-value sur constructions | 200 000 − 100 000 = 100 000 | 466 500 − 190 000 = 276 500 |
| + Plus-value sur VMP | 38 500 − 3 500 = 35 000 | |
| + Plus-value sur stocks de marchandises | 73 500 − 65 000 = 8 500 | |
| + Plus-value sur titres détenus | 100 × (200 − 50) = 15 000 | |
| ANCC | 200 000 | 500 000 |
| Nombre d’actions | 50 000 / 50 = 1 000 | 150 000 / 30 = 5 000 |
| Valeur mathématique intrinsèque | 200 000 / 1 000 = 200 € | 500 000 / 5 000 = 100 € |
Parité d’échange
Base de calcul d’Achète-Moi = (200 + 400) / 2 = 300 €
Base de calcul d’Invest Immo = (100 + 100) / 2 = 100 €
Parité = 300 / 100 = 3 pour 1
Une action Achète-Moi s’échange donc contre 3 actions Invest Immo.
Dossier 2, 1.3. Déterminer le cours théorique du groupe fusionné après l’acquisition, ainsi que la prime de contrôle.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Dividendes, fusions, offres publiques et montages à effet de levier › Fusions, offres publiques et opérations sur le capital
Cours du groupe après la fusion
- Actions Achète-Moi à rémunérer (Invest Immo en détient déjà 10 %) : 1 000 × 90 % = 900.
- Actions Invest Immo à créer : 900 × 3 / 1 = 2 700.
- Actions du groupe après la fusion : 5 000 + 2 700 = 7 700.
- Valeur du groupe : (100 × 5 000) + (200 × 900) + 100 000 de synergie = 780 000 €.
Les 500 000 € d’Invest Immo contiennent déjà ses 100 actions Achète-Moi, soit 20 000 €. Seules les 900 autres actions s’y ajoutent.
Cours du groupe après la fusion = 780 000 / 7 700 = 101,30 €
Prime de contrôle
Les actionnaires d’Achète-Moi reçoivent 2 700 actions du groupe en échange de 900 actions valant 200 € chacune. Le calcul part du cours non arrondi.
Prime de contrôle = (780 000 / 7 700 × 2 700 actions) − (900 × 200) = 93 506 €
Le cours théorique du groupe ressort à 101,30 € et la prime de contrôle à 93 506 €.
Remarque : Le corrigé officiel retient 800 000 €, 103,90 € et 80 530 €. Il ajoute les 1 000 actions Achète-Moi à la valeur d’Invest Immo, puis les retranche de la prime. Ce calcul compte deux fois les 20 000 € de titres déjà détenus, et 900 actions seulement sont échangées.
Dossier 3. Couverture du risque de change (5 points)
1. Choix d’un mode de paiement (annexe 4)
Dossier 3, 1.1. Pouvez-vous indiquer au dirigeant quel est le crypto-actif le plus connu et le définir ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Les innovations financières : Crowdfunding, crypto-actifs et intelligence artificielle
Le bitcoin est le crypto-actif le plus connu. C’est une monnaie numérique. Bitcoin repose sur une technologie « pair à pair », sans autorité centrale : Le réseau gère collectivement les transactions et la création de bitcoins.
Le système est libre et ouvert. Sa conception est publique, nul ne le possède ni ne le contrôle, et chacun peut le rejoindre.
Dossier 3, 1.2. Quels sont les avantages et les inconvénients de ce crypto-actif ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Efficience, rentabilité-risque et innovations › Les innovations financières : Crowdfunding, crypto-actifs et intelligence artificielle
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Échanges traçables, avec leur historique | Pas d’actif sous-jacent à la monnaie |
| Paiement irréversible | Pools de minage concentrés |
| Technologie nouvelle et pérenne | Monnaie volatile |
| Première cryptomonnaie libre et décentralisée | Technologie pas encore mature, monnaie au stade expérimental |
| Système duplicable | Blanchiment et manipulation des cours |
| Monnaie de confiance, insaisissable | Anonymat non respecté |
| Transaction sécurisée | Transactions non confirmées non sécurisées |
| Transactions par seconde en nombre limité | |
| Statut juridique encore imprécis à ce jour |
2. Achat en devises et couverture de change (annexe 5)
Dossier 3, 2.1. À quel type de risque de change doit faire face l’entreprise ?
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Trésorerie de groupe et couvertures : Taux, change, climat › Le risque de change et les risques climatiques
L’opération porte sur 300 000 £. Le risque est une possible baisse de la livre sterling face à l’euro d’ici l’échéance, autrement dit une dépréciation de la livre.
L’entreprise pourrait alors recevoir dans 3 mois une somme plus faible que si les dépôts de garantie étaient encaissés tout de suite.
Il s’agit d’un risque de change de transaction : L’entreprise attend un encaissement futur en livres. Elle est donc en position longue sur cette devise.
Dossier 3, 2.2. Calculer les gains et/ou les pertes de change suivant les deux situations ci-après :
• recourir à un contrat à terme,
• recourir à une option de change.
Dans la fiche Max Compta UE 2 : Trésorerie de groupe et couvertures : Taux, change, climat › Le risque de change et les risques climatiques
Le cours du 15/03/2020 sert de référence : 1 £ = 1,11 €. La somme encaissable à cette date vaut donc 300 000 × 1,11 = 333 000 €.
Contrat à terme
| Cours négocié de 1,12 €, quelle que soit l’évolution du change | Si 1 £ = 1,35 € | Si 1 £ = 1,02 € |
|---|---|---|
| Somme encaissable au 15/03 | 333 000 € | 333 000 € |
| Somme encaissée au 15/06 | 300 000 × 1,12 = 336 000 € | 300 000 × 1,12 = 336 000 € |
| Résultat | +3 000 €, gain de change | +3 000 €, gain de change |
Option de change
L’annexe 5 demande de ne pas capitaliser la prime de 1 000 €.
| Option d’achat d’euros contre livre sterling | Si 1 £ = 1,35 € | Si 1 £ = 1,02 € |
|---|---|---|
| Décision | Option non exercée, prime payée | Option exercée, prime payée |
| Montant encaissé | (300 000 × 1,35) − 1 000 = 404 000 € | (300 000 × 1,05) − 1 000 = 314 000 € |
| Résultat de change | 404 000 − 333 000 = +71 000 €, gain de change | 314 000 − 333 000 = −19 000 €, perte de change |
Dossier 3, 2.3. Quel est le choix le plus judicieux à opérer pour l’entreprise ?
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L’absence de couverture peut jouer en faveur de l’entreprise si une livre sterling lui rapporte plus d’euros.
Le contrat à terme protège l’entreprise, mais il laisse peu de place à la spéculation. L’option de change permet à la fois la couverture et la spéculation. Si une livre sterling rapporte moins d’euros, il faudra donc se couvrir par le contrat à terme ou par l’option de change.
L’entreprise prend moins de risque avec un contrat à terme.
Écarts au corrigé officiel
Sur 4 points, cette proposition s’écarte du corrigé officiel du CRCF. Chaque écart repose sur le sujet, un calcul refait ou un texte en vigueur à la date de l’épreuve.
| Question | Point | Corrigé officiel | Cette proposition | Justification |
|---|---|---|---|---|
| 2.2 | « Deuxième source de financement des entreprises » | même phrase, sans source. | Affirmation de rang retirée. La suite de la phrase reste : un financement capital pour les jeunes entreprises, essentiel à la croissance économique. | Ni le sujet ni le CRCF ne citent de source ou de périmètre, et la question ne demande pas ce rang. Ordres de grandeur : 17,8 Mds€ investis en 2020 dans 2 027 entreprises (France Invest et Grant Thornton : ), contre 1 190 Mds€ d’encours de crédits aux entreprises fin 2020 (chiffre de la Banque de France repris par la presse : ). Flux d’un côté, encours de l’autre : la comparaison reste indicative, et aucune source ne donne de classement. L’affirmation est très douteuse, sans être formellement réfutée. |
| 2.3 | BPI France « ne disposant pas d’un agrément bancaire » | « Ne disposant pas cependant d’un agrément bancaire ». | Membre de phrase retiré. Le reste de la réponse suit le CRCF. | Au 18/12/2020, la holding Bpifrance SA est absorbée par « sa filiale, établissement de crédit, Bpifrance Financement », qui prend le nom de Bpifrance (communiqué du 08/01/2021 publié à l’AMF : source). Rapport annexé au PLF 2024 : Bpifrance « a conservé son statut d’établissement de crédit » et « Bpifrance est un établissement de crédit » supervisé par la BCE (source). À la date de l’épreuve, la phrase est donc fausse. |
| Dossier 2, 1.3 | Participation de 10 % : valeur du groupe et prime de contrôle | 800 000 €, 103,90 € et 80 530 €. Aucune source ne discute le point. | 780 000 €, 101,30 € et 93 506 €, avec une remarque en italique qui donne les chiffres du corrigé officiel (800 000 €, 103,90 €, 80 530 €). | Deux erreurs de raisonnement. D’abord, la valeur de 500 000 € d’Invest Immo contient déjà ses 100 actions Achète-Moi (ANCC du CRCF : titres 5 000 + plus-value 15 000, soit 20 000 €, ou 100 × 200 € au cours de l’annexe 3), et ces 20 000 € sont comptés une seconde fois dans les 200 000 €. Sans double compte : 500 000 + 180 000 + 100 000 = 780 000 €, et 780 000 / 7 700 = 101,2987 €. Ensuite, les 2 700 actions rémunèrent 900 actions, qui valent 180 000 €, alors que la formule retranche les 1 000 actions. Sur une base cohérente : 101,2987 × 2 700 - 180 000 = 93 506 € de prime et 101,2987 × 5 000 - 500 000 = 6 494 € de gain pour Invest Immo, soit 100 000 € au total, la synergie de l’annexe 3. Corriger un seul des deux points donne 100 530 €, plus que la synergie. Réserve : le barème du jury n’est pas connu, le sujet ne définit pas la prime de contrôle, et le total de 100 000 € se retrouve aussi avec les chiffres du CRCF (80 530 + 19 470). Les trois sources disponibles ne sont qu’un seul texte. |
| Dossier 3, 2.2 | Cours de la seconde hypothèse dans le tableau du contrat à terme | 1 £ = 1,05 € dans le tableau du contrat à terme, 1,02 € dans celui de l’option. | 1 £ = 1,02 € dans les deux tableaux. | Annexe 5 : « Hypothèse 2 : 3 mois plus tard, soit le 15/06/2020 : la livre sterling est cotée 1 £ = 1,02 € ». 1,05 € est le cours garanti de l’option. Le résultat du contrat à terme n’en dépend pas : 3 000 € de gain. |
Questions fréquentes
Où télécharger le sujet du DSCG 2021 UE 2 ?
Le sujet officiel de l’UE 2 Finance du DSCG 2021 se télécharge gratuitement sur cette page, en PDF, sans inscription. Il est reproduit tel que publié pour la session, précédé d’une page de garde Max Compta.
Existe-t-il un corrigé officiel du DSCG 2021 UE 2 ?
Le CRCF établit des éléments indicatifs de corrigé, diffusés aux enseignants. Cette proposition de corrigé Max Compta les suit et signale, preuve à l’appui, les 4 points où elle s’en écarte.
Combien de temps dure l’épreuve de l’UE 2 du DSCG ?
En 2021, l’épreuve écrite de l’UE 2 Finance durait 3 heures, coefficient 1, d’après le sujet officiel.
Comment réviser l’UE 2 du DSCG avec ce sujet ?
Traitez le sujet en temps limité, puis comparez votre copie au corrigé question par question. Sous chaque question, le corrigé indique le chapitre de la fiche Max Compta UE 2 à revoir.
Fiche de révision DSCG UE 2 Finance
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