Comment réviser le DSCG UE 4 : Comptabilité et audit
L’UE 4 du DSCG, Comptabilité et audit, est un écrit de quatre heures, coefficient 1,5, qui couvre les opérations de restructuration, les comptes de groupe en normes françaises et IFRS, et l’audit, financier puis de durabilité. C’est l’épreuve du diplôme qui compte le plus d’inscrits (9 702 en 2025), et moins de trois présents sur dix l’ont validée cette année-là : 29,75 % de réussite, pour une moyenne de 8,08 sur 20. Aucune dispense ne permet d’y échapper.
La session 2027 est la première organisée sur le programme de l’arrêté du 4 août 2025. L’audit de durabilité y entre, le calcul d’une soulte simple y revient, tandis que les variations de périmètre, les calculs de test de dépréciation du goodwill et ceux du coût amorti en sortent. Les annales de 2019 à 2025 restent la meilleure base d’entraînement, à condition de repérer les questions qui ne peuvent plus tomber.
1. Ce que l’épreuve d’UE 4 attend vraiment
Le programme officiel décrit des « compétences techniques, de niveau avancé, centrées sur les comptes de groupe et l’audit », auxquelles s’ajoute une dimension de conseil. Le candidat doit pouvoir accompagner un dirigeant dans une restructuration, participer à l’élaboration des comptes d’un groupe en normes françaises et IFRS, puis à une mission de certification des comptes et à un audit de durabilité. Le texte demande de maîtriser les grands principes plutôt que des situations très techniques, et le jury tient la même ligne : le sujet 2025 cherchait à évaluer les fondamentaux « sans recourir à des détails piégeux ».
| Élément | UE 4 Comptabilité et audit |
|---|---|
| Nature | Écrit : étude de cas en plusieurs dossiers, avec annexes |
| Durée | 4 heures |
| Coefficient | 1,5 |
| Crédits | 20 ECTS |
| Programme | 180 heures en trois blocs : restructurations, comptes de groupe, audit |
| Calculatrice | Autorisée |
| Prérequis officiels | Maîtrise des UE 9 et UE 10 du DCG |
| Dispense | Aucune, quel que soit le diplôme déjà obtenu |
Session 2026 ou session 2027 : quel programme ?
La session 2026 se passe encore sur le programme de l’arrêté du 13 février 2019, avec un écrit d’UE 4 fixé au mardi 20 octobre 2026, de 14 h à 18 h. La session 2027 sera la première sur le programme de l’arrêté du 4 août 2025, enseigné depuis le 1er septembre 2026. La durée, le coefficient et les crédits restent les mêmes d’une session à l’autre ; c’est le contenu qui change.
Le sujet zéro de juillet 2026
Le guide pédagogique publié en juillet 2026 par le ministère de l’Enseignement supérieur contient un sujet zéro d’UE 4 construit sur le nouveau programme. Il compte trois dossiers, alors que les sujets 2024 et 2025 en avaient quatre :
- les comptes de groupe : périmètre, choix du référentiel, retraitements, instruments financiers, écarts d’acquisition et mise en équivalence ;
- une fusion : rapport d’échange, nombre de titres à émettre, augmentation de capital, apports en valeur réelle, impôts différés et régime fiscal de faveur, avec une dernière question sur l’effet de l’opération sur les capitaux propres et les enjeux pour les parties prenantes ;
- l’audit : principes de l’audit légal, cycle ventes et créances clients, opinion, puis audit de durabilité (double matérialité, démarche et avis de l’auditeur).
Dans ce sujet, les normes IFRS ne forment plus un dossier à part : elles rejoignent le dossier des comptes de groupe, à côté des normes françaises. Le sujet zéro montre le nouveau programme en situation, sans fixer la forme des sujets de 2027.
L’UE 4 est, avec l’UE 1, l’une des deux épreuves pour lesquelles aucune dispense n’est accordée, même aux titulaires d’un master comptabilité, contrôle, audit. Avec l’UE 1 et l’UE 3, elle fait aussi partie des trois épreuves à coefficient 1,5, qui pèsent ensemble 4,5 points de coefficient sur 8,5. Le détail du calcul figure dans le guide pour calculer sa moyenne au DSCG.
2. Le programme 2027 en trois blocs
L’annexe 2 de l’arrêté du 4 août 2025 organise l’UE 4 en trois blocs, avec une répartition horaire donnée à titre indicatif. Pour chaque compétence, le texte précise ce qui est inclus et ce qui est exclu. Ce sont ces limites qui disent ce qui peut tomber : mieux vaut les lire avant d’ouvrir un manuel.
| Bloc | Volume indicatif | Contenu |
|---|---|---|
| 1. Opérations de restructuration | 25 heures | Fusions, scissions, apports partiels d’actif, fusions simplifiées, TUP : parité, soulte, valeur des apports, boni et mali, écritures, fiscalité |
| 2. Reporting financier des groupes en normes françaises et IFRS | 80 heures | Principes de consolidation (10 h), élaboration des comptes de groupe (60 h), documents de synthèse (10 h) |
| 3. Audit | 75 heures | Cadre de la profession (20 h), certification des comptes (30 h), reporting de durabilité (15 h), audit de durabilité (10 h) |
Bloc 1 : les opérations de restructuration (25 heures)
- Le cadre des fusions, scissions, apports partiels d’actif, fusions simplifiées et transmissions universelles de patrimoine entre sociétés commerciales, avec le régime fiscal de droit commun et le régime de faveur : conditions, plus-values, déficits reportables, engagements de la société bénéficiaire.
- La parité d’échange et le nombre d’actions à créer, le calcul d’une soulte simple et le respect des limites légales. Les valeurs relatives des sociétés sont fournies dans le sujet : il s’agit de dire si le prix proposé, parité et soulte comprises, est équitable.
- La valeur des apports, qui dépend du contrôle (commun ou distinct) et du sens de l’opération (à l’endroit ou à l’envers), la composition des apports, la provision pour impôts différés, le boni ou le mali, et le suivi du mali technique la première année seulement.
- Les écritures chez l’absorbante et chez l’absorbée, avec ou sans détention préalable entre les sociétés, la reconstitution des provisions réglementées, des amortissements dérogatoires et des subventions d’investissement, les frais de fusion et l’annulation des opérations réciproques.
- L’effet de l’opération sur les documents de synthèse, à présenter au dirigeant.
Bloc 2 : le reporting financier des groupes (80 heures)
- Les principes (10 heures) : rôle de l’IASB, de l’EFRAG et de l’IFRIC, cadre conceptuel de l’IASB, obligation d’établir des comptes consolidés et exemptions selon le référentiel, périmètre (nature du contrôle, pourcentages de contrôle et d’intérêt, actions démembrées, OBSA, OCA), intégration globale, intégration proportionnelle et mise en équivalence.
- L’élaboration des comptes (60 heures) : retraitements de pré-consolidation (provisions réglementées, locations simples et financières, immobilisations, frais d’acquisition, droits de mutation, frais d’établissement, coûts d’emprunt et de développement, engagements de retraite, contrats à long terme, impôts différés), thèmes propres aux IFRS (subventions d’investissement, instruments financiers, écarts de change latents), conversion des comptes en devises, élimination des comptes réciproques et des résultats internes, écarts d’évaluation, écart d’acquisition selon l’ANC, goodwill partiel ou complet et badwill selon les IFRS, partage des capitaux propres des filiales directes et indirectes.
- Les documents de synthèse (10 heures) : bilan, compte de résultat et annexe consolidés en normes françaises ; état de la situation financière, état du résultat net et des autres éléments du résultat global, tableau de variation des capitaux propres, tableau des flux de trésorerie et notes en IFRS.
Le programme fixe aussi l’ordre de travail : la réglementation française d’abord, les différences avec les IFRS ensuite, quand elles existent. Le sujet 2025 a d’ailleurs bâti tout son dossier de consolidation sur le règlement ANC 2020-01, ce qui a surpris de nombreux candidats d’après le jury.
Bloc 3 : l’audit (75 heures)
- Le cadre de la profession (20 heures) : conditions d’exercice des experts-comptables, des commissaires aux comptes et des auditeurs de durabilité, instances (CNOEC et conseils régionaux, H2A, CNCC, CRCC), nomination et fin des missions, co-commissariat compris, déontologie, organisation des normes d’exercice professionnel (NEP), responsabilités civile, pénale et professionnelle.
- La certification des comptes (30 heures) : typologie des missions, moyens d’action du commissaire aux comptes, approche par les risques (risque inhérent, risque lié au contrôle, risque de non-détection, caractère significatif, assertions), phases de la mission de l’acceptation aux travaux de fin de mission, techniques de contrôle, lettre de mission, plan de mission, programme de travail, feuille de travail et note de synthèse, puis rapport et opinion : certification, certification avec réserves, refus de certifier, impossibilité de certifier.
- Le reporting de durabilité (15 heures) : acteurs et architecture des normes (ISSB et normes IFRS S, EFRAG et ESRS, GRI, TCFD), principes de construction selon les ESRS, analyse des impacts, risques et opportunités, double matérialité, périmètre (chaîne de valeur, contrôle opérationnel), lien avec les états financiers et la taxonomie.
- L’audit de durabilité (10 heures) : objectifs de la mission de certification sur quatre axes (processus de double matérialité et consultation du CSE, conformité au référentiel, exigences de la taxonomie, balisage de l’information à terme), démarche de vérification, rapport et avis de l’auditeur de durabilité.
3. Ce qui change par rapport aux annales 2019 à 2025
Les sujets de 2019 à 2025 ont été écrits sur le programme de 2019. Ils restent la meilleure source d’entraînement pour les fusions, la consolidation et l’audit légal, mais le programme 2027 écarte expressément plusieurs points qu’ils ont interrogés, et il en ajoute d’autres.
Ce qui entre
- Le reporting et l’audit de durabilité, soit 25 des 75 heures du bloc audit. Aucune annale ne les couvre, en dehors du sujet zéro.
- Le calcul d’une soulte simple. Le rapport du jury 2024 rappelait que ce calcul ne figurait plus au programme depuis la réforme précédente ; le texte de 2025 le mentionne de nouveau, avec la vérification des limites légales.
- Le cadre d’exercice des auditeurs de durabilité, à côté de celui des experts-comptables et des commissaires aux comptes.
Ce qui sort, et les questions d’annales concernées
| Exclu du programme 2027 | Exemple de question d’annales concernée |
|---|---|
| Aspects juridiques des fusions : calendrier, contenu du projet de fusion, commissariat à la fusion | 2019 : mentions obligatoires du projet de fusion, mission du commissaire à la fusion |
| Calculs liés aux tests de dépréciation de l’écart d’acquisition ou du goodwill | 2020 : perte de valeur d’une unité génératrice de trésorerie |
| Calculs financiers du coût amorti et retraitements des instruments de couverture | 2025 : taux d’intérêt effectif et valeur de clôture d’un emprunt obligataire |
| Variations de périmètre liées à la hausse ou à la baisse du pourcentage d’intérêt | 2024 : incidence d’un achat complémentaire de titres |
Le texte exclut aussi les opérations sous contrôle conjoint, les participations croisées, les fusions-allotissements, les scissions partielles, les opérations transfrontalières et les écritures liées aux clauses de rétroactivité. En consolidation, il écarte l’approche par paliers, les participations circulaires, les comptes combinés, les US GAAP et les pays en hyperinflation, et limite la conversion des comptes en devises à un seul exercice. Les retraitements liés à la reconnaissance des produits se limitent aux contrats à long terme. En audit, le rapport complémentaire au comité d’audit, le rapport spécial, les vérifications spécifiques (procédure d’alerte, faits délictueux, conventions), les particularités de l’audit des comptes consolidés et la connaissance détaillée de chaque NEP ne sont pas au programme.
Une question d’annales qui porte sur un point exclu ne mérite plus d’être travaillée pour elle-même. Le reste du dossier garde son intérêt : le partage des capitaux propres, le calcul du goodwill ou l’analyse d’un mali se font de la même façon.
4. Les thèmes tombés de 2019 à 2025
La fiche Max Compta de l’UE 4 range par thème les 193 questions posées aux sessions 2019 à 2025. Leur répartition est assez équilibrée entre les trois blocs, et certaines questions reviennent presque chaque année.
| Bloc | Questions de 2019 à 2025 | Ce qui revient le plus |
|---|---|---|
| Comptes de groupe et IFRS | 74 | Périmètre de consolidation (demandé à chaque session depuis 2020), écarts d’évaluation et goodwill (chaque session), partage des capitaux propres, une norme IFRS étudiée en détail |
| Opérations de restructuration | 61 | Nombre de titres à émettre et augmentation de capital (11 questions, chaque session), valeur des apports et sens de l’opération (chaque session), parité et soulte, prime de fusion, boni et mali |
| Audit | 58 | Nomination, mandat et déontologie du commissaire aux comptes (24 questions), circularisation, rapport et opinion, risques et seuil de signification |
Chaque session de 2019 à 2025 a interrogé les trois blocs. Faire l’impasse sur l’un d’eux revient à renoncer à un dossier entier, et les rapports du jury 2024 et 2025 le répètent : pas d’impasse.
En restructuration, le nombre de titres à émettre et la valeur des apports ont été demandés à chaque session, la parité, la prime et le mali la plupart des années. C’est une chaîne de calcul qui se travaille d’un bout à l’autre, jusqu’aux écritures chez l’absorbante.
Le dossier IFRS, lui, change de norme presque chaque année : IAS 36 en 2020, IFRS 16 en 2021, IFRS 9 en 2022, IAS 40 en 2023, IFRS 15 en 2024 et IFRS 9 de nouveau en 2025. Le jury 2024 notait qu’IFRS 15 n’avait jamais été interrogée avant cette session. Pronostiquer la norme de l’année ne sert donc pas à grand-chose ; connaître les définitions, la classification et l’évaluation de chacune sert davantage.
Les sujets 2024 et 2025, dossier par dossier
| Session | Dossier | Contenu |
|---|---|---|
| 2024 | 1. Comptes de groupe | Périmètre en IFRS, retraitements (emprunt obligataire, provisions réglementées), prêt entre filiales, écarts d’évaluation et goodwill complet, partage des capitaux propres, mise en équivalence, variation de périmètre |
| 2024 | 2. IFRS | IFRS 15 : chiffre d’affaires lié à une politique de fidélisation |
| 2024 | 3. Restructuration | Fusion-renonciation : parité, soulte, augmentation de capital, valeur des apports, prime et mali, écritures |
| 2024 | 4. Audit | Déontologie de l’expert-comptable, répartition des travaux entre co-commissaires aux comptes, formulations de l’opinion |
| 2025 | 1. Comptes de groupe | Normes françaises (règlement ANC 2020-01) : périmètre, obligation de consolider, retraitements (stocks, contrat à long terme, participation des salariés, cession interne, frais d’établissement), mise en équivalence après deux prises de participation |
| 2025 | 2. IFRS | IFRS 9 : définition et catégories d’instruments financiers, emprunt obligataire au coût amorti |
| 2025 | 3. Restructuration | Fusion avec détention préalable, opération sous contrôle distinct et à l’envers, apports en valeur comptable, prime, mali et suivi du mali technique |
| 2025 | 4. Audit | Audit légal et obligation de certification, risque d’anomalies significatives, concentration des ventes, créances clients, obsolescence des stocks |
Fiche de révision DSCG UE 4 - Comptabilité et audit
Les 193 questions tombées de 2019 à 2025, chacune rangée au chapitre qui la traite, 69 tableaux d’écritures en journal, l’audit de durabilité et les références citées par les corrigés. Rédigée par un expert-comptable mémorialiste et correcteur DCG.
Voir la fiche UE 4 (24,99 €)5. Ce que le jury reproche aux copies
À la session 2025, 1 738 candidats ont obtenu moins de 6 sur 20 à l’UE 4, une note éliminatoire, soit 22,7 % des présents (25 % en 2024 et 32,5 % en 2023). À l’autre bout, 23 candidats ont obtenu 16 ou plus. D’une session à l’autre, les rapports du jury relèvent les mêmes faiblesses.
En comptes de groupe
- La méthode de passage des comptes individuels aux comptes consolidés reste mal maîtrisée, et les écritures de consolidation contiennent beaucoup d’erreurs.
- Le coût d’acquisition des titres oublie les frais d’acquisition, nets de l’économie d’impôt.
- Le tableau de mise en équivalence ne tient pas compte des écarts d’évaluation et d’acquisition.
- Les retraitements sont peu justifiés, y compris quand le sujet fournit les calculs, comme ceux du coût amorti de l’emprunt obligataire en 2024.
En IFRS
Le jury 2025 parle d’un « point faible récurrent » : dossier négligé ou traité en partie, définitions incomplètes, coût amorti à peine développé, alors que le sujet avait déjà été abordé à la session précédente. En 2024, peu de candidats ont su exploiter la documentation fournie sur IFRS 15, alors que la moitié des points du dossier portait sur les cinq étapes de la reconnaissance du chiffre d’affaires.
En restructuration
Le dossier de fusion est le mieux réussi en 2024 et il a été globalement bien traité en 2025, mais les mêmes points coûtent cher : le calcul et l’analyse du mali, le solde de la prime de fusion, dont beaucoup oublient de retrancher l’imputation des provisions réglementées, et le suivi du mali technique, très mal traité en 2025 alors que l’annexe donnait le traitement comptable à appliquer.
En audit
Les définitions rapportent des points, mais le jury relève un vocabulaire professionnel approximatif et un manque de rigueur. En 2024, beaucoup de candidats ont confondu l’indépendance du commissaire aux comptes et celle de l’expert-comptable, ignoré les règles du co-commissariat et répondu de façon superficielle sur l’opinion, sans citer les formulations possibles ni les motifs des réserves.
Sur la forme
Le jury cite des écritures sans libellé, tracées à main levée, sans distinction nette entre débit et crédit, des calculs non justifiés et des raisonnements non explicités. Il demande des écritures tracées à la règle et équilibrées, des calculs détaillés, des justifications données même quand la question ne les demande pas, et des tableaux de retraitement sur le modèle de ceux des corrigés des sessions antérieures.
6. Quels prérequis du DCG remettre à niveau
Le programme pose une condition : la maîtrise des UE 9 et 10 du DCG. Le candidat doit savoir passer les écritures courantes et d’inventaire, établir les états financiers de base, analyser des choix de comptabilisation à l’actif et au passif et s’appuyer sur une documentation. Il doit aussi avoir une vision générale des métiers de l’expertise comptable et de l’audit. Pour l’ensemble du diplôme, le rapport du jury 2025 relie le niveau trop faible des candidats, entre autres, à une « maîtrise approximative des bases ».
Les écritures de l’UE 9 sont le socle de toute écriture de fusion ou de retraitement : amortissements, dépréciations, provisions, opérations d’inventaire. Le guide de l’UE 9 du DCG reprend ces fondamentaux.
L’UE 10 compte encore davantage. Le jury 2024 conseille de revoir ses fondamentaux pour comprendre les retraitements de pré-consolidation. Provisions réglementées, amortissements dérogatoires, subventions d’investissement, contrats à long terme, emprunts : ces notions vues au DCG reviennent dans les fusions comme en consolidation. Le guide de l’UE 10 du DCG les détaille.
À partir d’un énoncé simple, passer sans hésiter les écritures d’une subvention d’investissement, d’un amortissement dérogatoire, d’une provision réglementée et d’un contrat à long terme. Si l’une d’elles bloque, la remise à niveau passe avant les consolidations.
7. Quelle méthode de révision pour l’UE 4
L’UE 4 se prépare sur la durée, avec des cas complets traités régulièrement. Les rapports du jury 2024 et 2025 insistent sur une préparation régulière, sans impasse, et celui de 2025 met en garde contre les pronostics qui circulent, en particulier sur les réseaux sociaux.
Partir des annales classées par thème
Les fiches Max Compta partent des questions déjà posées. Les questions des dernières sessions sont classées par thème, avec la réponse attendue par les corrigés. On apprend d’abord ces réponses types, puis on refait les exercices de chaque thème avec le corrigé, enfin sans. À l’UE 4, la mémorisation ne suffit pas : les sujets sont longs et intégrés, et chaque réponse type doit trouver sa place dans le raisonnement d’un cas pratique.
Réviser chaque bloc dans sa logique
Les restructurations se révisent comme une chaîne de calcul à dérouler dans l’ordre : parité et soulte, nombre de titres et augmentation de capital, contrôle et sens de l’opération, valeur des apports, prime de fusion, boni ou mali, écritures chez l’absorbante, suivi du mali technique à la clôture.
La consolidation demande un enchaînement à automatiser : périmètre et pourcentages, retraitements de pré-consolidation avec leurs impôts différés, éliminations internes, écarts d’évaluation et goodwill, partage des capitaux propres, écritures au journal de consolidation. Chaque notion se travaille en normes françaises puis en IFRS, dans l’ordre fixé par le programme.
L’audit repose sur un vocabulaire précis et une démarche : risque d’audit, anomalie significative, seuil de signification, assertions, techniques de contrôle et leur objectif, formulations de l’opinion avec leurs motifs, règles de nomination et d’indépendance. Pour la durabilité, faute d’annales, le programme et le sujet zéro servent de base : architecture des normes, double matérialité, impacts, risques et opportunités, quatre axes de la mission et types d’avis de l’auditeur.
S’entraîner en quatre heures
À partir du milieu de la préparation, chaque sujet se traite en conditions réelles, en quatre heures. Les conseils du jury tiennent en quelques règles :
- lire tout le sujet avant d’écrire ;
- commencer par les dossiers les mieux maîtrisés, puisqu’ils sont indépendants ;
- garder l’ordre des questions à l’intérieur d’un dossier et les numéroter, sans recopier leur intitulé ;
- ne pas s’attarder sur une question qui bloque ;
- lire les annexes avec attention, car elles donnent souvent le traitement attendu ;
- rédiger chaque dossier sur une copie double séparée ;
- garder du temps pour relire.
Présenter les écritures comme le correcteur les attend
Chaque écriture porte un libellé, sépare nettement le débit du crédit et se termine par un contrôle d’équilibre. Les calculs sont posés avant le résultat, avec les hypothèses retenues. Pour les retraitements, un tableau met côte à côte les données établies selon le PCG et les données après retraitement. Le rapport du jury 2025, en accès libre, recommande cette présentation ; les corrigés indicatifs du CRCF qui en donnent le modèle sont réservés aux enseignants. La fiche de révision Max Compta UE 4 pose chaque écriture de fusion, de consolidation et d’IFRS en journal, au débit et au crédit.
8. Les pièges qui coûtent le plus de points
- Faire l’impasse sur un bloc. Les trois blocs sont tombés à chaque session de 2019 à 2025.
- Négliger le dossier IFRS. C’est le point faible récurrent relevé par le jury 2025, alors que les questions de cours y rapportent des points : en 2024, la moitié des points du dossier IFRS 15 portait sur les étapes de la reconnaissance du chiffre d’affaires.
- Oublier les frais d’acquisition dans le coût des titres. En normes françaises, ils s’ajoutent au coût d’acquisition, nets de l’économie d’impôt ; en IFRS, ils passent en charges.
- Calculer le mali sans l’analyser. Le mali se qualifie, technique ou vrai mali, puis s’affecte, et son suivi à la clôture du premier exercice fait partie du programme.
- Oublier de retrancher de la prime de fusion l’imputation des provisions réglementées reconstituées, une erreur fréquente selon le jury 2025.
- Confondre l’indépendance du commissaire aux comptes et celle de l’expert-comptable. Chaque profession a son cadre d’exercice et ses règles, et le programme couvre les deux.
- Répondre en une phrase à une question sur l’opinion. Le jury attend les formulations possibles (certification, certification avec réserves, refus, impossibilité de certifier) et, en cas de réserve, ses motifs.
- Poser une écriture sans libellé ou un calcul sans justification. Selon le jury 2025, un calcul non justifié ou un raisonnement non explicité peut coûter des points.
9. Questions fréquentes
Combien de temps dure l’épreuve du DSCG UE 4 ?
Quatre heures. C’est un écrit à coefficient 1,5 qui rapporte 20 crédits européens, comme l’UE 1 et l’UE 3. Le programme compte 180 heures réparties en trois blocs : opérations de restructuration, comptes de groupe en normes françaises et IFRS, audit financier et de durabilité.
Quel est le taux de réussite à l’UE 4 du DSCG ?
29,75 % à la session 2025 : 2 279 admis sur 7 661 présents. Le taux était de 35,5 % en 2024 et de 29,9 % en 2023. La moyenne de 2025 s’établit à 8,08 sur 20, et 22,7 % des présents ont obtenu une note éliminatoire, inférieure à 6.
Peut-on être dispensé de l’UE 4 du DSCG ?
Non. Aucune dispense n’est accordée pour l’UE 4 Comptabilité et audit, ni pour l’UE 1 Gestion juridique, fiscale et sociale, quel que soit le diplôme déjà obtenu, master comptabilité, contrôle, audit compris.
Quel programme réviser pour l’UE 4 en 2026 et en 2027 ?
La session 2026, dont l’écrit d’UE 4 est fixé au 20 octobre 2026, reste sur le programme de l’arrêté du 13 février 2019. La session 2027 est la première sur le programme de l’arrêté du 4 août 2025, qui ajoute l’audit de durabilité et écarte plusieurs points techniques, comme les variations de périmètre ou les calculs de test de dépréciation du goodwill.
Les annales de l’UE 4 d’avant 2027 sont-elles encore utiles ?
Oui. Les sessions 2019 à 2025 restent la meilleure base pour les fusions, la consolidation et l’audit légal. Il suffit d’écarter les questions qui portent sur des points exclus du programme 2027, comme le commissariat à la fusion, le test de dépréciation du goodwill, le calcul du coût amorti ou les variations de périmètre.
L’audit de durabilité est-il au programme de l’UE 4 ?
Oui, à partir de la session 2027. Le programme y consacre 25 heures : 15 sur le cadre du reporting de durabilité (normes ESRS, double matérialité, chaîne de valeur) et 10 sur la démarche d’audit de durabilité, jusqu’aux différents avis que peut émettre l’auditeur.
La calculatrice est-elle autorisée à l’UE 4 du DSCG ?
Oui. La calculatrice est autorisée à l’UE 4, une épreuve faite de parités, de valeurs d’apport et de retraitements chiffrés. Ce n’est pas le cas de l’UE 1, dont le sujet zéro n’en autorise aucune.
Quels prérequis du DCG faut-il maîtriser avant l’UE 4 ?
Le programme officiel exige la maîtrise des UE 9 et 10 du DCG : écritures courantes et d’inventaire, états financiers de base, choix de comptabilisation à l’actif et au passif. Le jury conseille de revoir l’UE 10 pour comprendre les retraitements de pré-consolidation.
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- Arrêté du 4 août 2025 relatif aux programmes du DCG et du DSCG, Bulletin officiel de l’enseignement supérieur n° 32 du 28 août 2025
- Annexe 2 : programme des unités d’enseignement du DSCG (PDF), UE 4 Comptabilité et audit
- Rapport du jury national du DSCG, session 2025 (PDF)
- Rapport du jury national du DSCG, session 2024 (PDF)
- Légifrance : textes réglementaires relatifs au DCG et au DSCG
11. À lire aussi
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- Comment réviser le DSCG UE 1 : Gestion juridique, fiscale et sociale
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